Une opération pour endiguer le bruit

Benoit Desaultels, capitaine au soutien opérationnel du Service... (Alain Dion, Archives La Voix de l'Est)

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Benoit Desaultels, capitaine au soutien opérationnel du Service de police de Granby.

Alain Dion, Archives La Voix de l'Est

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Granby) Il est difficile de comparer le travail des services policiers, croit Benoit Desautels, capitaine au soutien opérationnel du Service de police de Granby. «Est-ce qu'on applique plus le règlement ici? Est-ce que les policiers ailleurs ont eu la formation pour examiner les systèmes d'échappement? Est-ce qu'il y a plus de motos ici? C'est difficile à dire», soutient-il.

Il est vrai que les policiers de Granby ont porté une attention spéciale aux systèmes d'échappement des motos et des automobiles, indique M. Desaultels. En 2005 et 2006, à la suite de plaintes de bruit acheminées autant au poste de police qu'à l'hôtel de ville, le corps de police s'est intéressé plus à fond au problème, explique-t-il.

La direction a opté pour une approche active: les policiers ont été formés sur les techniques d'inspection des systèmes, dit Benoit Desautels. «Ils ont développé une expertise», fait-il remarquer. «On avait un problème et on est intervenus. D'autres municipalités avaient aussi ce problème.»

Le nombre de contraventions a commencé à augmenter en 2008, atteignant 314 constats. Puis en 2009, les policiers à moto ont fait leur apparition dans le service, ce qui a permis d'identifier plus de véhicules non conformes, a dit M. Désautels. Cette même année, le nombre d'amendes est passé à 655. Il s'est élevé à 674 l'année suivante.

La surveillance des policiers a permis d'endiguer les problèmes de bruit, estime M. Desautels. Selon lui, il est faux de croire qu'une croisade contre les motos était en cours. Elles n'ont pas été les seuls véhicules ciblés. Le capitaine note qu'en 2012 et 2013,644 contraventions ont été écrites; du nombre, 390 concernaient des automobiles.

Cela dit, la loi est la loi, rappelle Benoit Desautels. «Si un policier constate qu'un système n'est pas conforme, il doit faire appliquer la loi et donner une contravention. C'est notre devoir d'appliquer la loi. Et je peux vous assurer qu'aucun des constats n'a été inventé! Les gens savent si leur véhicule est conforme. C'est à eux de se responsabiliser.

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