Une première Marche du rein à Granby

Mickael Raymond, un jeune Granbyen greffé du rein,... (Julie Catudal)

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Mickael Raymond, un jeune Granbyen greffé du rein, a livré un témoignage empreint d'émotion dans le cadre du lancement de la première Marche du rein, vendredi.

Julie Catudal

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) Il y a à peine quelques mois, Mickael Raymond a reçu un nouveau rein. Dès que le jeune homme de 24 ans a entendu parler de l'organisation de la première Marche du rein à Granby, il n'a pas hésité à s'impliquer. Pour lui, prendre le départ du tracé de cinq kilomètres au parc Daniel-Johnson, le 5 juin, sera une façon de boucler la boucle.

«Je sais que je vis sur du temps emprunté. Ce temps, je veux le mettre à profit en donnant au suivant. C'est important d'améliorer la recherche sur les maladies rénales. Et surtout, de signer sa carte de don d'organes. Je suis la preuve que ça sauve des vies», a indiqué en entrevue Mickael Raymond en marge de son allocution devant les médias, vendredi.

Granby sera la 24e ville à accueillir la Marche du rein. Comme il s'agit de la première mouture ici, les organisateurs se sont fixé un «modeste objectif» de 10 000 $, a précisé Paul Bonneau, agent de développement pour la division québécoise de la Fondation canadienne du rein.

C'est avec enthousiasme que le député fédéral de Shefford, Pierre Breton, a accepté la présidence d'honneur de l'événement. «C'est méconnu, mais la cause touche beaucoup de gens dans la région. Lorsqu'une personne apprend qu'elle souffre d'insuffisance rénale, c'est toute sa vie et celle de ses proches qui sont bouleversées. Et on ne le dira jamais assez, signer sa carte de don d'organes, ça prend quelques secondes pour sauver jusqu'à huit vies», a-t-il rappelé. Au Québec, une personne sur 14 souffre d'insuffisance rénale, a indiqué M. Bonneau.

Montagnes russes

En août dernier, La Voix de l'Est dévoilait l'histoire de Mickael Raymond. Son père, Stéphane, s'apprêtait alors à donner un de ses reins à un inconnu pour lui permettre de recevoir également une transplantation. L'opération a finalement eu lieu il y a quelques mois, en Ontario. Une véritable aventure. C'est dans un témoignage chargé d'émotion que le jeune Granbyen a raconté son parcours. «Le geste que mon père a fait est incroyable!, a-t-il lancé en échangeant un regard complice avec lui. Il m'a donné la vie deux fois. Un vrai don de soi.»

Outre la transplantation, qui a amené son lot de complications médicales, Mickael Raymond a expliqué «l'expérience bouleversante» qu'il a vécue en encaissant le diagnostic d'insuffisance rénale. Ceci alors qu'il n'avait que 19 ans et entamait des études universitaires. «Les gens ne se rendent pas compte de toutes les contraintes et les sacrifices qu'entraînent les problèmes de reins. Il y a la dialyse quatre heures par jour. Et toutes les limitations dans l'alimentation (potassium). Quand tu n'as que 50 $ pour ton épicerie, c'est tout un casse-tête.»

Aujourd'hui tiré d'affaires, Mickael veut transmettre sa passion de la vie. «J'ai côtoyé la mort assez longtemps. Je suis privilégié de pouvoir rêver. J'ai plein de projets, a-t-il dit. En plus de la marche à Granby, je pense à donner des conférences. Mais on va y aller une étape à la fois!»

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