Le SEHY attaqué par un autre syndicat

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Le président Éric Bédard se dit «très à l'aise» de défendre les pratiques du SEHY comme employeur devant une instance judiciaire.

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Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est

(Granby) Les pratiques du Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska (SEHY) en tant qu'employeur font l'objet de critiques cinglantes de la part du Syndicat des employées et employés de syndicats et d'organismes collectifs du Québec (SEESOCQ).

Le SEESOCQ a récemment déposé neuf griefs et plaintes de harcèlement au travail en soutien aux deux conseillères syndicales à l'emploi du SEHY.

Ces dernières subiraient notamment un «contrôle injustifiable de leur travail» ainsi qu'une «détérioration manifeste» de leurs conditions.

«Elles ont à tour de rôle été en congé de maladie lié au travail. Même la remplaçante qui a été là s'est retrouvée en arrêt à cause du climat et des relations de travail qui sont complètement pourries. Elles sont extrêmement isolées», plaide le président du SEESOCQ, Richard Vennes.

Ce syndicat dénonce également la violation de convention collective qu'occasionnerait l'abolition des deux postes de conseillères syndicales, qui serait prévue pour le 1er août prochain.

«Un plancher d'emploi garantit deux postes de conseillères syndicales; l'employeur confierait ensuite leurs fonctions à des enseignantes ou des enseignants libérés», précise M. Venne.

Une enquête pour harcèlement au travail est en cours, tandis que les divers griefs et plaintes devraient être étudiés cet été par le Tribunal administratif du travail.

«Hormis les recours juridiques à notre disposition, nous croyons absolument nécessaire de dénoncer publiquement les attitudes et les comportements du SEHY afin que ses membres soient bien au fait de ce que ses administrateurs, en leur nom, font subir à leurs conseillères syndicales et, qu'enfin, les membres puissent être en mesure de questionner et contester les décisions inqualifiables du SEHY dans ce dossier», explique Richard Vennes.

Bédard prêt à se défendre

Interrogé par La Voix de l'Est en milieu d'après-midi mardi, le président du SEHY, Éric Bédard, n'avait pas obtenu copie du communiqué du SEESOCQ faisant état des allégations de harcèlement.

Se disant «lié par des obligations auprès de ses employés», M. Bédard s'est gardé de commenter en détail les accusations formulées. Il critique d'ailleurs le choix de rendre public ce dossier.

Le président du SEHY se dit toutefois maintenant prêt à faire face à toute éventualité. «Si on se retrouve devant un arbitre, un juge administratif ou tout autre instance judiciaire, on va être très à l'aise de défendre nos comportements et les décisions qui ont été prises lors des derniers mois et des dernières années», assure-t-il.

«On prend soin de nos employés, on les traite comme si c'était de l'or, ajoute-t-il. C'est très important pour nous, parce qu'au-delà d'être un employeur, on est un syndicat-employeur.»

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