Procès : Bernard ne témoignera pas

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«La décision qui a été prise est de ne pas présenter de défense», a indiqué Me Alexandra Longueville (à droite), qui représente Anthony Tristan Bernard avec Me Stéphanie Marier.

Jessica Garneau, Spectre Média

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

Coup de théâtre au procès d'Anthony Tristan Bernard, accusé du meurtre prémédité de son père Alain, tué à Granby en 1987.

La défense a annoncé vendredi qu'elle ne présentera pas de témoin. L'accusé, un transsexuel de 48 ans, ne donnera donc pas sa version des faits.

«La décision qui a été prise est de ne pas présenter de défense», a indiqué Me Alexandra Longueville aux 12 membres du jury. L'avocate a ajouté qu'elle donnera plus d'explications lors des plaidoiries finales, qui doivent avoir lieu lundi.

«Toute la preuve est maintenant devant vous», a souligné le juge Martin Bureau, de la Cour supérieure. Il a toutefois enjoint les jurés d'attendre les plaidoiries ainsi que ses directives avant de commencer leurs délibérations.

Selon toute vraisemblance, le jury sera séquestré à partir de mardi après-midi, et ce, jusqu'à ce qu'il en arrive à un verdict unanime.

Silence

Il devra analyser neuf jours de preuve - comprenant plusieurs demi-journées -, les déclarations de huit témoins ainsi que les plaidoiries finales des deux avocats principaux, Me Longueville à la défense et Me  Claude Robitaille à la Couronne.

L'accusé est demeuré silencieux tout au long des audiences, sauf durant le témoignage d'une de ses ex-conjointes où il a fait entendre plusieurs grognements et ricanements.

En quelques occasions, il s'est adressé à son avocate, à voix basse. Les spectateurs dans la salle d'audience du palais de justice de Sherbrooke ont aussi pu remarquer qu'il semblait somnoler à plusieurs reprises, une situation que Me Longueville a mise sur le compte des médicaments que son client doit prendre pour ses problèmes de santé.

Anthony Tristan Bernard a été arrêté par la SQ en 2009, soit 22 ans après le crime commis dans la maison de la victime, rue Noiseux. Alain Bernard, un ex-homme d'affaires prospère de 44 ans, avait été tué d'une balle dans la tête.

Il n'y avait pas de trace d'effraction et on aurait tiré sur lui dans son sommeil.

Selon plusieurs témoins, le père et la fille, qui consommait beaucoup de cocaïne, ne s'entendaient pas. La police n'avait pu accuser personne à l'époque, un problème résolu grâce à l'utilisation d'un agent double.

Deux autres personnes ont déjà été condamnées pour ce meurtre. Il s'agit de Patrice Bernard, un cousin de l'accusé, et d'Alain Béliveau, un ami.

Les trois étaient colocataires en 1987, alors qu'Anthony Tristan s'appelait Chantal. Elle a subi un changement de sexe à la fin des années 1990.

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