Sauvées par leur avertisseur de fumée

Les Granbyennes Beronica Sanchéz Mejia et Jeannine Morel-Bonneau... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

Agrandir

Les Granbyennes Beronica Sanchéz Mejia et Jeannine Morel-Bonneau se considèrent chanceuses d'être en vie grâce à leur avertisseur de fumée. Elles posent en compagnie de Pierre Lacombe, directeur du service des incendies de Granby, la préventionniste Marie-Danielle Deschênes et le chef à la division prévention, Claude Royer.

Janick Marois, La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) «Ne pas avoir eu d'avertisseur de fumée, je serais restée là. Ça m'a sauvé la vie et ça peut sauver d'autres vies», témoigne Jeannine Morel-Bonneau.

Jeannine Morel-Bonneau, 84 ans, doit la vie à... (Janick Marois, La Voix de l'Est) - image 1.0

Agrandir

Jeannine Morel-Bonneau, 84 ans, doit la vie à l'avertisseur de fumée qui l'a réveillée lorsqu'un feu de cuisson a éclaté chez elle.

Janick Marois, La Voix de l'Est

Le soir du 4 mars, la Granbyenne de 84 ans décide de se préparer des frites. «J'ai pris un chaudron au lieu de ma friteuse parce que je voulais me faire seulement un peu de frites», raconte-t-elle. Quelques minutes après avoir amorcé la cuisson, la dame s'assoupit au salon.

La suite des événements aurait pu être fatale. Le chaudron a pris feu et la fumée a envahi son logement. Grâce à son avertisseur de fumée qui s'est mis en fonction, Jeannine Morel-Bonneau s'est réveillée... juste à temps.

«C'était juste de la fumée partout», a-t-elle décrit lors d'une entrevue accordée à La Voix de l'Est, mercredi, en présence des membres du service des incendies de Granby.

Après avoir alerté sa propriétaire qui s'est empressée de composer le 911, la dame a réussi à éteindre les flammes. À sa sortie de l'appartement, sa robe de chambre était recouverte de suie, signe incontestable qu'il était grand temps qu'elle évacue... «J'ai été très chanceuse et je l'apprécie», dit-elle, en racontant sa mésaventure durant laquelle elle s'est brûlée à une main. La cuisine du triplex dans lequel elle vit, rue Boivin, a également été endommagée.

«Chapeau à tout le monde», a lancé sa belle-fille, Josée Dubois, en soulignant l'humanisme des membres du service des incendies qui sont intervenus auprès de l'aînée.

La vieille dame n'est pas la seule à devoir la vie à un avertisseur de fumée. Au cours des derniers mois, les pompiers de Granby ont combattu deux autres incendies qui auraient pu faire des blessés, voire des morts, et causé des dommages encore plus considérables sans la présence de l'indispensable instrument.

Une famille sauvée

Beronica Sanchéz Mejia et ses trois enfants en savent quelque chose. Leur vie a basculé le soir du 2 mars. La sonnerie de l'avertisseur a retenti à l'heure du souper. Croyant qu'il avait été déclenché par la vapeur de l'eau qui bouillait, elle l'a éteint. Mais peu de temps après, il a résonné de nouveau dans le logement de la rue Massé.

En état de panique, la mère de famille a évacué ses trois enfants. Elle est ensuite retournée dans l'appartement pour les chercher alors qu'ils étaient déjà en sécurité. Tous les locataires sont sortis. «Si l'avertisseur n'avait pas été là, nous serions morts, affirme sans équivoque la mère de famille, émotive en se remémorant les événements. C'est la première chose qu'on devrait avoir chez soi, un avertisseur de fumée.»

Le feu avait pris naissance dans la chambre d'un de ses enfants. Son appartement a été lourdement endommagé, si bien que la petite famille a dû s'installer à une nouvelle adresse.

«J'ai perdu toutes mes choses que j'ai achetées en travaillant fort. Je sais que c'est du matériel, mais c'est difficile», a-t-elle confié, les larmes aux yeux.

Ces histoires démontrent une fois de plus qu'un avertisseur de fumée fonctionnel et installé au bon endroit fait toute la différence, rappelle Pierre Lacombe, directeur du service des incendies de Granby. «C'est efficace. Ça préserve des vies, ça évite des blessures et ça limite les dommages», dit-il.

Une autre Granbyenne a été extirpée de son lit au coeur de la nuit du 13 février, lorsque son avertisseur de fumée s'est mis en fonction. Un incendie s'était déclenché dans sa cuisine. Elle s'en est tirée indemne en sortant par la fenêtre de sa chambre, raconte le directeur.

Les pompiers constatent cependant que certains citoyens sont encore négligents. Une adresse sur trois à Granby n'est pas munie d'un avertisseur de fumée fonctionnel, indique Claude Royer, chef de la division prévention. «Je vois beaucoup d'endroits encore en 2016 où il n'y a pas d'avertisseur de fumée ou qu'il n'est pas installé au bon endroit ou il n'a pas de piles», renchérit la préventionniste Marie-Danielle Deschênes.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer