«C'est rendu le dépotoir de Saint-Césaire»

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Lundi, la situation avait atteint son paroxysme, tout juste avant la collecte des objets volumineux. Celle-ci a lieu tous les deux mois, mais les déchets ont le temps de s'accumuler en face de chez lui, soutient Marcel Viens.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Saint-Césaire) Un résidant de la rue Du Pont à Saint-Césaire réclame un peu plus de civisme de la part de citoyens venant disposer de leurs rebuts volumineux dans la cour du Centre d'action bénévole de la municipalité, qui fait face à sa maison.

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Marcel Viens 

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«Je suis tanné en maudit», affirme Marcel Viens qui, exaspéré, a contacté le journal pour sensibiliser la population. C'est rendu le dépotoir de Saint-Césaire.»

Lundi, la situation avait atteint son paroxysme, tout juste avant la collecte des objets volumineux. Celle-ci a lieu tous les deux mois, mais les déchets ont le temps de s'accumuler en face de chez lui, soutient le Césairois.

«Ça s'accumule pendant des semaines. Les ordures passent, et ça recommence», décrit le citoyen qui demeure aux abords de la rivière Yamaska depuis onze ans.

Souvent, des gens viennent porter de vieux meubles pendant la nuit pour éviter de se faire prendre, affirme M. Viens. «Le monde arrive n'importe quand pour ''domper'' leurs affaires. Il y en a à deux heures du matin», lance-t-il, furieux.

Le Césairois, qui songe à mettre sa maison en vente lorsqu'il aura pris sa retraite, craint que la situation ne dévalue sa résidence. «En plus, ça attire la vermine et les mouffettes», allègue-t-il.

M. Viens tient le Centre d'action bénévole (CAB) de Saint-Césaire responsable des déchets qui jonchent son terrain et qui perturbent sa quiétude. «Je ne veux pas faire fermer le centre, c'est une bonne action, mais je voudrais qu'ils se ramassent», dit-il.

La directrice générale du CAB St-Césaire, Karine Tremblay, se montre sensible aux récriminations de M. Viens, mais l'organisme a peu de contrôle sur ce que les gens viennent déposer sur son terrain, fait-elle valoir. «Il y en a toujours un peu, mais nous, on sort nos gros déchets le jour de la collecte seulement. Ce n'est pas comme ça à temps plein», explique-t-elle.

«C'est sûr que des fois, les gens ne veulent plus de quelque chose et ils viennent les porter sans savoir que ça devrait aller aux poubelles. En même temps, c'est nous qui sommes obligés de tout mettre ça au chemin pour la collecte», ajoute-t-elle.

Un système de surveillance par caméra a été installé en début de semaine au centre, ce qui pourrait aider entre autres à identifier des contrevenants.

Solutions réclamées

M. Viens propose quatre solutions pour venir à bout du problème. «Soit qu'ils mettent une affiche pour interdire aux gens de venir jeter leurs affaires n'importe quand, soit ils installent une clôture, soit ils mettent tout dans le conteneur ou ils rentrent tout en dedans jusqu'à la collecte», suggère le citoyen.

M. Viens s'est aussi plaint à la municipalité, dont à son conseiller André Deschamps. Celui-ci assure que le dossier sera suivi de près. Le conseil municipal est déjà saisi de la problématique, dit-il. «On est en train de régler ça. Le monde pensent qu'ils peuvent jeter n'importe quoi.»

M. Deschamps croit que l'installation d'une clôture pourrait aider à limiter le nombre de rebuts volumineux laissés à l'abandon.

Déjà, une affiche apposée par la municipalité sur le bâtiment interdit à quiconque de déposer des rebuts volumineux sur le terrain du centre d'action bénévole durant la période estivale; on invite plutôt la population à aller se débarrasser de ses vieux meubles et déchets de grande taille au garage municipal lors de la journée dédiée à cet effet.

Comme l'organisme a peu de moyens, il serait difficile de placer tous les rebuts dans le conteneur, puisque le centre paie, au poids, pour ce qu'elle y dispose, indique Mme Tremblay.

La possibilité de clôturer l'endroit n'est pas exclue, mais il faudrait l'étudier et voir les coûts engendrés par la mesure, précise enfin la directrice générale.

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