L'inspection de la caserne de Rougemont réclamée

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La caserne de Rougemont, qui porte le nom du défunt directeur du service des incendies Bruno de Repentigny, a été construite à l'été et à l'automne 2012. Elle a été livrée juste à temps pour les célébrations du 125e anniversaire de la municipalité.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Rougemont) À la demande d'un citoyen, Rougemont pourrait bien faire inspecter la caserne qu'elle a fait bâtir à la fin de 2012.

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S'il se désole de l'incident survenu le 11 mars dernier, Francis Lavoie se défend d'avoir bâclé son travail. 

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À la séance du conseil de lundi soir, le maire Alain Brière a lu un courriel d'un citoyen inquiet du récent effondrement d'une construction résidentielle sur la Petite Caroline, qui a blessé un des ouvriers sur place. «C'est une situation qui n'a rien de banal. En termes moins élogieux, ça ne sent pas très bon. On comprend que l'approbation de l'ensemble des éléments du plan par un ingénieur n'a pas été respectée et que le responsable municipal n'a fait qu'entériner», a déploré Daniel Leblanc, l'auteur de la missive que M. Brière n'a nommé que sous les demandes des citoyens présents.

Le responsable de l'urbanisme de la municipalité, Damien Sanschagrin, a indiqué que les normes et exigences pour délivrer un permis à l'entrepreneur avaient été respectées.

Pas d'inspection formelle

Un ancien conseiller municipal, Vincent Fortin, s'est alors interrogé sur la conformité de la caserne, qui a coûté quelque 400 000$ à Rougemont et qui a été construite par le même entrepreneur, Maison et condo Rougemont, appartenant au cidriculteur Francis Lavoie. «Y a-t-il eu approbation des travaux ou une inspection à la caserne?» a-t-il demandé.

«Le conseil a accepté les travaux comme ils ont été réalisés», a fait savoir la directrice générale Kathia Joseph, ajoutant qu'aucun certificat de conformité n'avait été émis par un architecte ou un ingénieur au moment de la livraison de l'édifice.

Or, le maire Alain Brière a alors soutenu que «le bâtiment a été inspecté et revu» et que «certaines corrections ont été apportées». M. Fortin a alors demandé copie du rapport d'inspection, ce qui a forcé le premier magistrat à avouer du bout des lèvres que la caserne n'avait été inspectée à l'époque que par le conseil municipal.

En réponse, le citoyen a réclamé de la municipalité qu'elle fasse réaliser ladite inspection pour s'assurer de la qualité de la construction. «Je pense que ce serait important qu'il y ait une inspection. Ce sont tous les citoyens qui paient pour (ce bâtiment-là). C'est la sécurité de nos pompiers et de leurs équipements, qui ont une grande valeur, qui est en jeu», a affirmé M. Fortin.

À l'étude

Le maire Brière a pris bonne note de la demande. Déjà, lundi soir, les élus ont abordé le sujet en réunion plénière. «On va se pencher sur la demande et on va donner suite quand ce sera possible. On va faire en sorte que ce soit fait dans les règles de l'art. (...) On doit faire certaines vérifications au niveau juridique. Si on engage des frais, il faut garder en tête que ce sont les citoyens qui paieront pour ça», a-t-il confirmé à La Voix de l'Est mardi matin.

Il a défendu la décision du conseil d'inspecter lui-même le bâtiment. «Non, il n'y a pas eu d'étampe d'ingénieur, mais ça reste qu'on l'a tous accepté, le conseil. Plusieurs s'y connaissent en construction», a-t-il fait valoir.

Une autre construction municipale réalisée par l'entreprise de M. Lavoie, qui sert de salle communautaire, pourrait aussi faire l'objet d'une inspection si le conseil le juge nécessaire.

S'il se désole de l'incident survenu le 11 mars dernier, Francis Lavoie se défend quant à lui d'avoir bâclé son travail. «La caserne, les plans avaient été faits par un architecte et signés par un ingénieur. Les tests de sol ont été effectués par une firme spécialisée», clame-t-il.

Qui plus est, un inspecteur municipal s'est fréquemment présenté sur le chantier pendant la construction, allègue l'homme d'affaires.

La caserne de Rougemont, qui porte le nom du défunt directeur du service des incendies Bruno de Repentigny, a été construite à l'été et à l'automne 2012. Elle a été livrée juste à temps pour les célébrations du 125e anniversaire de la municipalité. Fait intéressant, celle-ci avait économisé pendant six ans et avait puisé dans ses surplus pour se payer l'infrastructure, évitant ainsi un règlement d'emprunt et une augmentation de la taxe foncière.

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