Protection du CINLB: «Il faut que ça soit cadenassé»

La Ville de Granby a entrepris des démarches... (photo Janick Marois)

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La Ville de Granby a entrepris des démarches afin de protéger à perpétuité le territoire du Centre d'interprétation de la nature du lac Boivin.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Après les Boisés Miner, au tour du Centre d'interprétation de la nature du lac Boivin (CINLB) d'être protégé à perpétuité. La Ville de Granby a lancé les démarches afin que l'endroit obtienne le statut de réserve naturelle.

«Tout le monde est d'accord à Granby pour que ça soit protégé. Et il faut que ça soit cadenassé», a déclaré le maire Pascal Bonin, lundi soir, au terme de la séance du conseil municipal au cours de laquelle un mandat a été accordé à Corridor appalachien, au coût de 10 621 $.

L'organisme aura à préparer le dossier afin qu'une demande de reconnaissance du CINLB en tant que réserve naturelle soit déposée au ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC).

Pareilles démarches ont été entreprises par la Ville en avril 2014 afin que le lac sur la montagne, aussi connu sous le nom de lac Coupland, soit reconnu comme une réserve naturelle en milieu privé. Ce lac, situé sur le territoire de la municipalité de Shefford, a son importance, car il représente la deuxième source d'eau potable de Granby. En juillet de la même année, Corridor appalachien s'est également vu confier le mandat de coordonner les étapes afin que le parc des Boisés Miner, à deux pas du centre-ville, demeure, lui aussi, un espace vert à tout jamais.

Ces démarches s'inscrivent dans la volonté de la Ville de protéger à perpétuité 12 % des milieux naturels de son territoire, est-il précisé dans la résolution adoptée par les élus. Dans le cas du CINLB, la création d'une réserve naturelle est en outre un objectif du Plan d'action pour l'avenir du lac Boivin, adopté l'an dernier.

Pas de retour en arrière

Le territoire du Centre d'interprétation de la nature s'étend sur 443 hectares. Il offre «des habitats de grande qualité pour plusieurs espèces floristiques et fauniques, dont plusieurs en situation précaire au Québec», souligne le sommaire décisionnel soumis aux élus, dont les médias ont obtenu copie. Le site, qui a célébré son 35e anniversaire l'an dernier, est sillonné par un réseau de sentiers d'environ 10 km.

En 2006, la Ville a signé, pour assurer la protection du territoire, un bail emphytéotique de 50 ans avec l'organisme sans but lucratif chargé de la gestion de l'endroit. C'est très bien. Mais ce n'est pas suffisant, estime Pascal Bonin.

«Je m'organise pour que ça ne soit plus touchable. Et la seule façon, c'est avec une entente comme celle-là», estime le maire.

À ses yeux, il ne faut «laisser aucune porte ouverte». D'autant plus que, plus le territoire de la Ville se développera, plus le vaste site du CINLB sera appelé à prendre de la valeur aux yeux d'éventuels promoteurs, estime Pascal Bonin. D'où la démarche du conseil municipal. Le maire assure par ailleurs avoir le «soutien de la population» dans cette volonté.

Il pourrait s'écouler un an, voire deux, avant que le MDDELCC accorde le statut de réserve naturelle souhaité, mais l'attente est justifiée, calcule Pascal Bonin. Les Boisés Miner et le lac sur la montagne n'ont toujours pas eu l'ultime feu vert. «C'est plus long et plus fastidieux, mais le résultat final est là», conclut-il.

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