René Beauregard à la tête d'Au coeur des familles agricoles

Le maire de Saint-Joachim-de-Shefford et nouveau directeur général... (Janick Marois, Achives La Voix de l'Est)

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Le maire de Saint-Joachim-de-Shefford et nouveau directeur général d'Au coeur des familles agricoles, René Beauregard.

Janick Marois, Achives La Voix de l'Est

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Jérôme Roy
La Voix de l'Est

Le maire de Saint-Joachim-de-Shefford a ajouté récemment une nouvelle corde à son arc. René Beauregard occupe maintenant les fonctions de directeur général de l'organisme Au coeur des familles agricoles (ACFA).

«Je vois ça comme un beau défi. C'est quand même un organisme qui est très important et qui mérite d'être connu à la grandeur du Québec», a affirmé M. Beauregard en entrevue dimanche.

René Beauregard est entré officiellement en fonction le 9 mars, lors de l'assemblée générale annuelle de l'organisme qui vient en aide aux agriculteurs traversant une période difficile. Ce dernier connaît bien le monde agricole: ses parents étaient agriculteurs et il a lui-même été propriétaire d'une ferme pendant une vingtaine d'années. Il s'est résigné à mettre un terme à sa production porcine, mais on le sent toujours passionné par le sujet.

«Je suis quelqu'un qui est très attaché à la ruralité et à l'agriculture, assure-t-il. [...] Ça cadrait avec ce que j'avais comme sentiment de vouloir faire autre chose; c'était comme une continuité que je jugeais normale.»

M. Beauregard connaît ACFA depuis plusieurs années et y a déjà fait du bénévolat. Le maire de Saint-Joachim-de-Shefford est heureux d'avoir été retenu pour remplacer l'ancienne directrice générale Maria Labrecque Duchesneau, et compte mettre à profit son expérience du monde municipal pour relever ce nouveau défi.

«Ça fait quand même un peu plus de onze ans que je suis maire, rappelle-t-il. Je me suis impliqué beaucoup régionalement, autant au niveau de la municipalité, de la MRC, ou du CLD. J'ai démontré au monde que j'étais quelqu'un qui est à l'écoute, qui est prêt à relever des défis. Et je vais là avec la même idée, j'amène la même énergie [...]. Avec ce que l'organisme offre comme défis, je trouvais que c'était important.»

En réflexion pour la mairie

René Beauregard entend conserver son poste de maire d'ici aux prochaines élections. Son nouveau rôle de directeur général d'ACFA lui demandera 25 heures de travail par semaine, ce qui lui permettra de concilier les deux mandats. Il ne cache pas, par contre, qu'il réfléchira sérieusement à son avenir politique au cours des prochains mois. Il reconnaît d'ailleurs qu'en soumettant sa candidature, il voulait se donner des avenues face à une éventuelle fin de parcours d'élu municipal.

«Je n'ai pas l'intention de faire ça pendant 30 ans, affirme-t-il. C'est sûr que ça vient de là, l'idée de regarder d'autres défis. Mais jusqu'à maintenant, j'été capable de faire de bonnes choses avec les gens en place pour ma communauté et on verra ce qui arrivera dans le futur avec ça», dit-il.

Faire connaître ACFA

Basé à Saint-Hyacinthe, Au coeur des familles agricoles est un organisme taillé sur mesure pour les agriculteurs. Selon M. Beauregard, il s'agit de la meilleure approche pour aider ces personnes qui travaillent dans des conditions hors-normes, avec «des horaires de fous».

«L'avantage qu'on a, c'est que quand un agriculteur vient chercher de l'aide [...] on est tous du monde qui vient du milieu agricole, et on est capables de comprendre les contraintes et les besoins que le monde agricole apporte. Donc, on offre un soutien qui est plus adapté», analyse-t-il.

L'organisme de Saint-Hyacinthe offre notamment un soutien psychologique et une maison de répit. En cas de besoin, il peut aussi servir d'intermédiaire et diriger certaines personnes vers des spécialistes compétents. René Beauregard croit qu'une conscientisation s'opère depuis quelques années et espère qu'elle permettra à ACFA de bien se faire connaître partout dans la province.

«On s'entend que gérer une entreprise agricole aujourd'hui, c'est encore plus compliqué que ce l'était avant. [...] La détresse psychologique au niveau des agriculteurs, quand il arrive des périodes où c'est moins bon, est plus dure à absorber. L'organisme est là, justement, pour essayer d'aider ces personnes-là à traverser cette étape-là», résume le nouveau directeur général.

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