Les auteurs de Yamaska sont «sortis de leurs pantoufles»

«C'est sûr qu'on va montrer Cowansville dans cette... (photo Janick Marois)

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«C'est sûr qu'on va montrer Cowansville dans cette série-là», mentionne Anne Boyer, sans pouvoir donner plus de précisions pour l'instant.

photo Janick Marois

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Jérôme Roy
La Voix de l'Est

Décidément, l'attachement des auteurs Anne Boyer et Michel d'Astous pour la région est sérieux. L'émission Yamaska n'était pas terminée que déjà, le duo annonçait la semaine dernière un nouveau projet télévisuel qui sera tourné en partie dans la région.

Céline Bonnier et Benoit Gouin, qu'on aperçoit sur... (photo archives La Presse) - image 1.0

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Céline Bonnier et Benoit Gouin, qu'on aperçoit sur le tapis rouge d'une pièce présentée au TNM, seront de nouveau réunis dans L'Heure bleue, la nouvelle série du duo Anne Boyer-Michel d'Astous qui sera campée en partie à Cowansville. 

photo archives La Presse

Cette fois, c'est Cowansville qu'on verra dans L'Heure bleue. Contactée par La Voix de l'Est lundi, Mme Boyer a expliqué ce qui a motivé la décision du duo.

«On a des maisons de campagne, Michel et moi, dans la région. Et puis en fait, on voulait que notre personnage principal [interprété par Céline Bonnier] parte de peut-être une heure, une heure et demie de Montréal. Puis, tant qu'à faire, pourquoi pas une ville qu'on fréquente nous-mêmes? demande-t-elle en riant. Voilà, c'est pour ça. On voulait que cette femme-là parte d'une petite ville et qu'elle s'en vienne à Montréal. Donc on a choisi Cowansville parce qu'on est tout près, parce qu'on pense que ça ressemble à la ville qu'elle pourrait quitter.»

On fera donc la connaissance de Bernard (Benoit Gouin) et Anne-Sophie (Céline Bonnier), un couple de Cowansville, parent d'une adolescente et d'un petit garçon aux prises avec un TDAH. Dès le premier épisode, un événement grave viendra toutefois bouleverser la vie de la famille. La mère quittera le nid sur un coup de tête pour se réfugier à Montréal, alors que le père tentera de maintenir sa vie à flot à Cowansville. Au fil des épisodes, le téléspectateur les suivra dans leur nouvelle réalité.

Trop tôt

Difficile cependant de dire quel espace occupera Cowansville dans la nouvelle série télé. Les auteurs n'ayant pas terminé l'écriture de la série, Anne Boyer explique qu'il est trop tôt dans le processus.

«J'aurais de la misère à vous donner un pourcentage. C'est sûr que la première année, ça ne sera pas tant que ça. Il y a des questions budgétaires, il y a toutes sortes d'affaires qui entrent en ligne de compte. Mais [...] c'est sûr qu'on va montrer Cowansville dans cette série-là. C'est certain.»

Pour les mêmes raisons, impossible de savoir quelles parties de Cowansville paraîtront à l'écran. L'équipe n'a pas encore fait de repérage et devrait entreprendre la préproduction de la série en juin ou en juillet. Le tout devrait se préciser à ce moment, alors que le tournage doit commencer le 1er août. De plus, Anne Boyer aimerait aussi une collaboration avec la Ville du type de celle que Yamaska a eue avec Granby, mais répète qu'il est trop tôt pour préciser sa vision à ce niveau.

Ce qui est officiel, c'est que 12 épisodes de L'Heure bleue seront tournés pour être présentés à partir de janvier 2017. Le tournage reprendra ensuite au printemps suivant. Anne Boyer vise au moins trois ans en ondes, mais ne connaît pas plus de détails en ce qui a trait à la diffusion.

Pour Facebook

Signe des temps qui ne ment pas, c'est en raison des réseaux sociaux que les auteurs ont décidé d'annoncer L'Heure bleue à ce moment dans le processus de création.

«Nous en fait, on l'a annoncé tôt parce qu'on a vraiment une communauté de Yamaska sur les réseaux sociaux qui est très importante. Et on voulait leur annoncer la nouvelle de L'Heure bleue avant la fin de Yamaska

La page Facebook de la populaire émission compte plus de 134 000 adeptes et le duo voulait en profiter.

«J'écoute l'émission sur Facebook tous les lundis soir depuis plusieurs années. Il y en a 1 500 000 à la télé, mais il y a ces gens-là qui sont très, très, très présents, raconte Mme Boyer. [...] On trouvait que c'était donnant-donnant. Ils s'intéressent à nous, on s'intéresse à eux, puis on voulait les tenir au courant en premier.»

Évolution

Et à quoi peuvent s'attendre les fans de Yamaska?

«Je pense que les gens vont nous retrouver, mais dans quelque chose de différent», avance Anne Boyer.

L'auteur promet que la nouvelle série ne sera pas déstabilisante, mais avoue que le duo est «sorti de ses pantoufles» pour L'Heure bleue. Elle n'aime pas dire que l'écriture s'est «modernisée», mais estime avoir adopté un nouveau style.

Et alors que Yamaska était une histoire «chorale» traitant de plusieurs familles, L'Heure bleue se concentrera sur un couple.

Deuil de Yamaska

À quelques heures de la diffusion du dernier épisode de Yamaska, Anne Boyer avouait lundi vivre un «dernier deuil».

«On a toutes sortes de deuils: le deuil de l'écriture, de la production et là c'est le deuil de la diffusion. C'est triste. On est tristes de ça. Je vais être présente sur Facebook, je vais échanger comme à chaque fois avec le monde», résume-t-elle.

Ensuite, il restera Yamaska et moi, la semaine prochaine. L'émission spéciale viendra boucler la boucle des sept années de cette aventure en présentant tout ce qui a été fait et en donnant la parole à certains fans, un rendez-vous à ne pas manquer selon l'auteure.

Et le succès de Yamaska, Anne Boyer souhaite évidemment le répéter avec L'Heure bleue.

«J'espère bien! J'aimerais ça que tous ceux qui ont aimé Yamaska adhèrent à notre nouvelle histoire. C'est vraiment une nouvelle histoire, mais c'est quand même encore nous qui l'écrivons.»

 

- Avec la collaboration d'Isabel Authier

Fauteux «ouvert» à une collaboration

Le maire de Cowansville, Arthur Fauteux, confirme qu'Anne Boyer a sollicité une rencontre avec lui le 7 avril prochain. Comme la Ville de Granby avant elle, Cowansville pourrait accepter de participer financièrement au projet. Dans une moindre mesure, évidemment, les municipalités n'ayant pas la même taille ni le même budget. Rappelons que les élus de Granby ont consenti une aide de plus de 250 000$ à la production Yamaska sur une période de six ans.

«Je serais ouvert à une collaboration. L'idée me sourit, mais le conseil municipal n'en a pas encore discuté, laisse-t-il entendre. Je sais que tourner à l'extérieur de Montréal est très dispendieux.»

Selon M. Fauteux, ce genre de visibilité n'est pas à négliger. «Juste de faire référence plusieurs fois à une ville, c'est positif.» Isabel Authier

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