Espace familles: un financement stable permet d'avancer

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Esther Laframboise souhaite que le financement stable se poursuive pour le regroupement Espace familles de Waterloo et région au-delà de 2019, alors que le fonds Avenir d'enfants sera aboli.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Waterloo) Espace familles de Waterloo et région sait depuis longtemps que le financement provenant du fonds Avenir d'enfants s'achève. La loi qui a scellé l'entente entre le gouvernement québécois et la Fondation Chagnon pour créer le Fonds pour le développement des jeunes enfants, d'où est né Avenir d'enfants, prend fin en 2019. Le financement récurrent a permis de réaliser de belles choses à Waterloo et dans les municipalités voisines, des projets créatifs qu'aimerait poursuivre le regroupement.

Principal bailleur de fonds d'Espace familles de Waterloo et région, Avenir d'enfants a offert et offre toujours beaucoup de bienfaits. La coordonnatrice, Esther Laframboise, a eu l'occasion de faire beaucoup de prévention avec son équipe auprès des familles démunies, mais aussi de celles vulnérables.

Par exemple, un service de jumelage a été mis sur pied il y a deux ans selon la philosophie du réseau Premier pas. Le programme permet à une famille vulnérable de recevoir la visite d'un bénévole selon les besoins, explique Mme Laframboise. Dans le cas d'une jeune maman dont la mère se trouve à l'extérieur de la région, le bénévole peut être une figure maternelle pour elle.

«On a une dizaine de bénévoles. L'implication est d'une moyenne d'un an. Il y a une belle mixité d'échanges pour les deux parties», indique la coordonnatrice. Les jumelages se font par affinités et demandent environ trois heures d'implication par semaine.

«On agit sur plein de choses et la beauté d'avoir un financement stable est de pouvoir être créatifs, fait savoir Mme Laframboise. On a fait des tabliers pour les enfants de la maternelle avec d'anciennes chemises d'hommes transformées par les élèves du secondaire. Des chemises de l'Assemblée nationale sont arrivées à Waterloo. Une boîte de dons sur place a permis à des députés de donner. En une semaine, on avait les 100 chemises dont on avait besoin. Tous les parents économisent 20$ à la rentrée scolaire avec ça. Tous les sous utilisés vont directement aux parents, aux familles de la communauté.»

Briser le cycle de la pauvreté

Le regroupement réunit une quinzaine d'organismes municipaux ou communautaires qui oeuvrent auprès des 0-5 ans et des familles défavorisées ou vulnérables. Tous ensemble, ils étudient déjà les possibilités pour que le financement récurrent se poursuive autrement malgré la fin du fonds. Mme Laframboise espère tout de même que le gouvernement et la Fondation Chagnon maintiennent leur engagement auprès des familles, même s'il s'agit d'une nouvelle formule.

«La Fondation Chagnon a fait des constats par rapport à Avenir d'enfants. Ils ont vu ce qui marchait et ce qui marchait moins. Mais, aujourd'hui, c'est impossible de voir la suite. Ce n'est pas nécessairement une prolongation, la solution. Pendant 10 ans, on a été capables de faire un bon bout, mais ça serait bien d'être capables de continuer et que la Fondation Chagnon et le gouvernement soient capables de nous supporter pour qu'on soit capables de briser le cycle de la pauvreté dans certaines familles», affirme Esther Laframboise.

Quant à la lourdeur administrative dénoncée par certains, Mme Laframboise la compare à un locataire signataire d'un bail de dix ans qui doit rendre des comptes (dans ce cas-ci, au fonds Avenir d'enfants) sur ce qui a été fait dans l'appartement.

«Ce n'est pas une surprise: avec la conjoncture économique et les coupures partout, la communauté aimerait qu'on reprenne le projet après 2019. Mais on n'a pas les reins assez solides. C'est sûr que s'il n'y a pas de nouvelles perspectives pour supporter des initiatives locales, on n'y arrivera pas», raisonne la coordonnatrice.

Dans la région, trois regroupements du genre existent. Avec Espace familles de Waterloo et région, Réussir avec PEP travaille dans la région de Granby, tandis que le CAL de Brome-Missisquoi couvre la région du même nom.

«On travaille dans la prévention et on y croit. Mais il faut y croire parce qu'avec la prévention, on ne voit pas les résultats tout de suite», prévient Mme Laframboise.

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