Poursuite pour diffamation: Naud débouté par la Cour supérieure

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Le directeur général de Farnham, François Giasson, pourra poursuivre Bertrand Naud pour diffamation. Il est accompagné sur la photo du maire Josef Hüsler.

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Farnham) La poursuite de 60 000$ pour diffamation intentée par le directeur général de la Ville de Farnham, François Giasson, contre Bertrand Naud ira de l'avant. La Cour supérieure rejette les arguments et prétentions de ce dernier à l'effet que la cause est sans fondement et qu'il est victime d'un complot.

M. Giasson poursuit M. Naud pour des propos qu'il a tenus l'été dernier au maire Josef Hüsler et aux conseillers Pauline Mercier et André Claveau. M. Naud affirmait que M. Giasson aurait fraudé la municipalité de Roxton Pond pour un million de dollars alors qu'il occupait la fonction de directeur général de cette municipalité et qu'il aurait fait payer les honoraires de son avocat par la Ville lors de son divorce.

M. Naud a saisi la Cour supérieure d'une demande pour que la poursuite de M. Giasson soit rejetée. Il a argué qu'elle ne proviendrait pas du plaignant, qu'elle ne serait pas fondée en droit et qu'elle serait abusive. De plus, il demandait que M. Giasson soit condamné à lui payer une compensation pour les honoraires engagés dans cette cause. Finalement, le citoyen voulait que la Cour du Québec entende l'affaire au besoin.

Plusieurs demandes

Le citoyen exigeait du tribunal une série de choses afin d'être dédommagé. M. Naud demandait que M. Giasson «en collaboration avec les élus municipaux» lui verse 250 000$ en compensation pour le manque à gagner subi en lien avec la poursuite pour diffamation.

Il voulait aussi obtenir de leur part 60 000$ pour «perte de jouissance» et pour la «désorganisation» qu'il a subi dans ses projets et dans sa vie familiale. Il souhaitait également qu'ils «fassent le nécessaire» pour qu'il obtienne un «nouveau financement de 450 000$» pour relancer la fabrication de fromage à son usine.

Le demandeur s'attendait par ailleurs à ce que M. Giasson et le maire Hüsler lui versent 25 000$ pour «pallier la différence entre le prix de vente» de ses chèvres et le prix pour acheter un nouveau troupeau. M. Naud se représentait seul devant la cour.

Après avoir entendu les parties sur la requête introductive d'instance amendée, le juge Charles Ouellet a dit non sur toute la ligne dans son jugement rendu le 4 mars dernier.

Les relations entre l'administration municipale et M. Naud sont difficiles depuis plusieurs années. La Ville est intervenue à quelques reprises pour que l'homme d'affaires cesse d'utiliser son domicile de la rue Principale pour produire du lactosérum à partir de lait de chèvre. Le zonage ne permet pas ce type d'opération, soutient la Ville. M. Naud affirme pour sa part avoir un droit acquis.

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