Un budget pour les plus riches, selon le GASP

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Le coordonnateur du GASP, Nicolas Luppens.

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(Granby) Le budget Leitao 2016 n'aidera pas les plus démunis, réagit le Groupe actions solutions pauvreté (GASP), son coordonnateur se disant notamment déçu des investissements timides et du traitement réservé aux plus démunis de notre société.

Nicolas Luppens déplore que les investissements en logement social, coupés de moitié l'an dernier, n'aient pas été rétablis. «La ville de Granby, qui fait bien mauvaise figure par rapport à d'autres villes de taille similaire en ce qui a trait au nombre de logements sociaux par habitant, aura peu d'espoir encore cette année de voir ses deux projets en attente se réaliser alors que la liste d'attente à l'OMH de Granby dépasse toujours 350 ménages», écrit-il dans un communiqué.

Il critique également le programme Objectif emploi qui, craint-il, prévoirait des pénalités aux demandeurs d'aide sociale s'ils refusent de participer au programme. Augmenter le revenu de l'aide sociale et le salaire minimum aurait été une meilleure stratégie pour permettre de sortir du cycle de la pauvreté, croit-il.

«Avec des hausses très timides des enveloppes aux ministères de la Santé (2 %) et de l'Éducation (3 %), le gouvernement est bien loin de réparer les dégâts causés par les coupures du dernier budget. [...] Parallèlement à cela, ce budget ne prévoit aucun investissement supplémentaire pour les organismes communautaires qui s'appauvrissent au fil des ans faute d'une faible indexation qui ne parvient pas à pallier l'augmentation de leurs dépenses.»

Bien que l'enveloppe pour l'embauche de 40 travailleurs de rue pour la prévention de la criminalité dans l'ensemble du Québec et les 100 000 $ prévus pour les banques alimentaires soient une amélioration, il aurait souhaité plus. Seulement en Haute-Yamaska, il serait nécessaire de doubler le nombre de travailleurs de rue, souligne-t-il.

Parmi les oubliés, M. Luppens mentionne la Politique nationale de lutte à l'itinérance et le Plan d'action interministériel, puisqu'aucun investissement majeur n'a été annoncé pour freiner le phénomène de l'itinérance.

Le budget a été pensé pour favoriser les plus riches et les entreprises, par exemple en accordant des allègements des tarifs d'électricité pour les grandes entreprises, analyse M. Luppens, et  il ne permettra pas d'améliorer le revenu des moins nantis et celui de la classe moyenne.

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