Montréal renonce aux Jeux des pompiers et des policiers

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À un peu plus d'un an des Jeux, la pression de l'appel au boycottage lancé par les pompiers de Montréal à l'automne 2014 se faisait de plus en plus importante.

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Alain Martineau
La Presse Canadienne
Montréal

L'administration municipale de Montréal renonce à organiser les Jeux mondiaux des pompiers et des policiers qui devaient se tenir à l'été 2017 en raison de l'appel au boycottage de certains syndicats qui ne digèrent toujours pas la loi 15 sur les régimes de retraite.

La métropole québécoise avait obtenu l'obtention de ces Jeux en 2011, et quelque 10 000 athlètes provenant de 70 pays devaient y prendre part.

La région devait y participer en accueillant deux disciplines, soit le vélo de montagne à Bromont et le tir à la carabine à Farnham.

Mais samedi, le maire Denis Coderre a annoncé sa décision de ne pas tenir ces jeux à la suite des tensions avec les deux associations syndicales représentant policiers et pompiers, qui avaient multiplié les appels au boycottage pour dénoncer la loi 15 portant sur ces régimes de retraite.

Les maires de Montréal et de Québec, Denis Coderre et Régis Labeaume, farouchement en faveur de la loi, ont souvent dit qu'il était «important» d'agir afin de respecter la capacité de payer des contribuables.

Le maire Coderre a vigoureusement défendu sa décision samedi, ne disant ne pas vouloir «céder au chantage». Afin que ces jeux puissent être présentés au Canada, le maire a suggéré que Toronto, qui a organisé les Jeux panaméricains l'an dernier, prenne le relais.

En réaction, Ronald Martin, le président syndical des pompiers montréalais, a dit que le maire Denis Coderre et son administration sont responsables de la décision et doivent en porter l'«odieux».

«C'est le prix que Montréal et le monde municipal ont à payer, soutient M. Martin, pour la trahison de la loi 15 sur les régimes de retraite des employés municipaux. Le prix aussi, dit-il, de l'intransigeance inqualifiable du maire et de l'administration Coderre qui a dégradé comme jamais les relations de travail entre la ville et ses employés. Pour les pompiers de Montréal, une issue de cette nature était devenue incontournable en raison de la multiplication des appuis nationaux et internationaux à l'appel au boycottage des Jeux», a-t-il ajouté.

Il y a quelques jours, la Fraternité des policiers et des policières de Montréal avait ajouté son grain de sel en invitant les 60 000 membres de l'Association canadienne des policiers du Canada à boycotter ces jeux.

«L'annulation par le maire Coderre de la tenue des Jeux mondiaux des policiers et pompiers à Montréal en 2017 est le résultat direct de son intransigeance», a déclaré le président de la Fraternité, Yves Francoeur.

Pour lui, il s'agit d'une question de principe, soit «la violation de la libre négociation et l'impossibilité de négocier les éléments essentiels d'un contrat de travail».

Impact économique

Le maire Coderre a reconnu que cette annulation aura un impact sur le plan économique compte tenu des sommes qui ont été injectées. L'estimation des retombées frisait les 100 millions $. Mais il a mis un bémol.

«L'impact est moins grand, car l'événement était prévu pendant les Fêtes du 375e anniversaire de Montréal, entre le 28 juillet et le 6 août. Les sommes injectées (on parle de deux millions de dollars) serviront aux citoyens», a-t-il conclu.

M. Coderre a dit s'attendre à ce que le maire de Toronto, John Tory, accepte de prendre la relève, mais la décision finale n'est pas encore prise.

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