Samedi matin du maire: de la communication et des poules

Le maire Bonin espère recevoir des idées sur... (photo Julie Catudal)

Agrandir

Le maire Bonin espère recevoir des idées sur les modes de consultation qui pourraient permettre de rejoindre plus de citoyens.

photo Julie Catudal

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Le maire de Granby souhaite trouver une moyen plus efficace de rejoindre et de consulter la population. Qu'on parle de web 2.0, de vidéoconférence ou de sondage en direct, plusieurs options s'ajoutent aux traditionnelles consultations publiques en salle de conseil où l'ensemble des tranches d'âges de la population n'est pas représenté.

Pascal Bonin a abordé le sujet lors du samedi matin du maire, ce week-end. Selon lui, il existe au Québec un mouvement au sein duquel les gens souhaitent être consultés et se sentir impliqués dans les projets animant leur municipalité. Et cela, dans un contexte où Granby se retrouve en compétition avec les autres villes québécoises pour attirer de nouvelles populations.

Le maire souhaite pouvoir rejoindre les jeunes par la technologie, mais se dit conscient des réticences de la population d'un certain âge. M. Bonin espère recevoir des propositions sur des types de consultations souhaitables, alors qu'il tente de revoir la formule de la rencontre mensuelle et informelle du samedi matin.

Sondage en direct

Il a pu avoir une bonne idée d'un sondage en direct avec la vingtaine de personnes sur place, alors que le concept des poules urbaines a été abordé par trois citoyens.

Le concept est simple et a déjà fait l'objet de réglementations dans d'autres villes comme Sorel-Tracy, Chambly et Carignan et, plus récemment, Drummondville.

Les citoyens désirant garder chez eux des poules - le maximum est de quatre - doivent obtenir un permis de la Ville pour démontrer leur sérieux et leurs connaissances des besoins de l'animal et de son poulailler urbain. Les villes tentent ainsi d'éviter des pertes de contrôle en matière de salubrité. Les résidants doivent aussi respecter des normes en matière de zonage, comme observer des marges minimales avec les terrains voisins.

La dame qui a présenté le sujet assure que les poules font moins de bruit qu'un chien et n'émettent pas plus de décibels lorsqu'elles pondent qu'une conversation civilisée. Dans les municipalités qui acceptent les poules urbaines, les coqs sont refusés. «Pour avoir des poules pondeuses, ce n'est pas nécessaire d'avoir un coq», explique-t-elle.

 L'avantage à ses yeux? Avoir des oeufs frais tous les jours sans posséder une ferme, et tout en sachant que l'animal a été bien traité.

Un homme qui l'accompagnait a parlé de ses petits-enfants, dont deux habitent Montréal. Selon lui, les poules urbaines ont un aspect éducatif puisqu'elles permettent aux enfants de découvrir d'où proviennent les oeufs, sans avoir à aller à la ferme.

Le maire et quelques citoyens ont soulevé des craintes au sujet de la salubrité, l'odeur et le bruit. Cependant, Pascal Bonin n'a pas exclu que le conseil municipal se penche sur le dossier.

Il s'est d'ailleurs prêté au jeu - informel - du vote en sondant l'assemblée sur le sujet. Alors, pour ou contre les poules urbaines?

Résultat: le maire a tranché en défaveur du projet si un règlement permettait les poules urbaines sur un terrain de 10 000 pieds carrés. Par contre, après avoir ajouté des marges et augmenté la dimension minimale du terrain accueillant les gallinacés à 30 000 pieds carrés, l'assemblée s'est montrée beaucoup plus favorable à l'idée.

Pascal Bonin a invité le trio venu discuter de poules urbaines à revenir à l'hôtel de ville avec un dossier de presse et les informations sur papier. Qui sait, la Ville de Granby pourrait un jour emboiter le pas au mouvement...

«Une belle fierté»

Un demi-million de dollars seront investis cette année dans l'entretien des milliers de kilomètres de la Route verte. Les quatre années suivantes, Québec mettra 2,5 M$ sur la table. Rappelons que des bénévoles, Équiterre et le maire Pascal Bonin avaient lancé en septembre un vaste mouvement pour la sauvegarde du programme d'entretien de la Route verte, qui traverse le Québec.

«C'est une belle fierté pour les gens de la ville, commente M. Bonin, à la suite de l'annonce du financement prévu dans le budget provincial de jeudi. On en a tellement peu de victoires en politique qu'on peut le considérer comme une victoire. Je n'aurais jamais pensé que la pétition aurait fait tout ce chemin. À un moment donné, le gouvernement s'est retrouvé à défendre l'indéfendable.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer