Bromont roulera électrique cet automne

Bromont devrait recevoir ses deux Chevrolet Spark électriques... (photo tirée du site web de General Motors)

Agrandir

Bromont devrait recevoir ses deux Chevrolet Spark électriques dotées d'équipements d'autopartage d'ici l'automne prochain.

photo tirée du site web de General Motors

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) Le projet pilote d'autopartage auquel participe Bromont prendra officiellement son envol dès avril. Ainsi, deux Chevrolet Spark (EV) devraient faire leur arrivée à l'hôtel de ville d'ici l'automne prochain, a appris La Voix de l'Est. Les petites citadines à motorisation électrique devraient être disponibles pour les partenaires de la municipalité en décembre.

En octobre, les élus bromontois ont donné leur aval à l'acquisition par la Ville de deux véhicules électriques dans le cadre du projet d'autopartage SauvéR, de concert avec la Fédération canadienne des municipalités (FCM). À ce moment, Bromont avait deux candidates à motorisation électrique dans sa mire: la Chevrolet Spark (EV) ou la Nissan Leaf. C'est finalement la petite voiture du constructeur General Motors qui a remporté la palme, a expliqué le président de la firme d'experts-conseils YHC Environnement, Yves Hennekens.

«Pour les [sept] villes du groupe qui sont dans le programme, on vise le meilleur rapport qualité-prix possible. Et en ce moment, la Spark (EV) est la vedette dans les véhicules électriques abordables. Le système "On Star" de GM est aussi un incitatif. Il y avait une possibilité pour une flotte de véhicules usagers, mais les municipalités préfèrent du neuf.»

Outre Bromont, Nicolet, Rivière-du-Loup, Témiscouata-sur-le-Lac, Sainte-Julienne et Plessisville font partie du groupe restreint de localités participantes. Les municipalités auront l'appui financier de la FCM par le biais du Fonds vert.

L'enveloppe globale octroyée à Bromont dans le cadre du projet pilote sera d'un maximum de 63 000$, a précisé M. Hennekens. Cette somme inclut l'installation des équipements d'autopartage dans les véhicules et deux bornes de recharge. L'une de celles-ci devrait être implantée à proximité de l'hôtel de ville, l'autre sur le terrain du centre culturel, a spécifié le directeur général de Bromont, Jean Langevin.

Subventions

«La participation financière de Bromont sera d'environ 32 % du coût total», a indiqué le président de YHC Environnement. En effet, la Chevrolet Spark neuve est admissible au programme Roulez électrique chapeauté par Québec, en vigueur jusqu'au 31 décembre 2016, qui offre des subventions à l'achat ou à la location allant de 2000$ à 8000$.

De plus, l'initiative Branché au travail permet entre autres aux municipalités de se faire rembourser 50 % des dépenses valides pour l'achat et l'installation de bornes de recharge, jusqu'à un maximum de 5000$ chacune. À cela s'ajoute la contribution de la FCM, qui acquittera la moitié de la facture globale restante.

Transition

M. Langevin était de passage au Centre des congrès de Québec, le 16 mars, dans le cadre du Salon des technologies environnementales du Québec. Le représentant de la «Ville branchée» a fait une allocution sous le thème «L'autopartage comme modèle abordable de mobilité durable pour les petites villes». «Bromont croit beaucoup au projet d'autopartage et j'ai été nommé pour représenter l'ensemble des villes participant au programme», a mentionné le DG.

L'initiative environnementale SauvéR s'échelonnera sur deux ans, a souligné Yves Hennekens. «On vient tout juste d'avoir le feu vert pour le financement du projet pilote. C'est bien que ça arrive en même temps que le salon à Québec. En fait, le programme devrait démarrer le 1er avril pour se terminer le 1er mai 2018. La première année sera davantage une période de transition, pour que les Villes et leurs partenaires s'adaptent. Si les municipalités veulent ajouter d'autres véhicules électriques à leur flotte par la suite, elles pourront le faire. Mais ce sera en dehors du projet pilote», a-t-il fait valoir.

À terme, l'initiative environnementale pilotée par la FCM sera un «important jalon» du déploiement du réseau de la «route verte» à travers le Québec. «Pour nous, c'est une opportunité de se démarquer en augmentant l'utilisation de véhicules électriques sur notre territoire. Ça réduit définitivement notre empreinte écologique comme ville, tout en attirant des touristes propriétaires de ce genre de voiture», a indiqué M. Langevin.

À ce jour, plusieurs organisations de Bromont ont signifié leur intérêt pour le projet d'autopartage: notamment le Centre national de cyclisme de Bromont, l'Office municipal d'habitation, la Maison Au Diapason, le Musée du chocolat et les Amis des sentiers.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer