Accusé de fraude: un Bromontois fait face à la justice

Andrew Marchionni, un Bromontois de 61 ans, fait face... (Photo Janick Marois)

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Andrew Marchionni, un Bromontois de 61 ans, fait face à une série de chefs d'accusation pour fraude. Il demeurera détenu jusqu'à son enquête sur remise en liberté, prévue le 22 mars.

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(Granby) Le service des enquêtes sur les crimes majeurs de la Sûreté du Québec a appréhendé un Bromontois, jeudi, concernant une série de fraudes.

Andrew Marchionni a été transporté au poste de police de Granby en début de journée pour y subir un interrogatoire. Le suspect a ensuite comparu et demeure détenu jusqu'à son enquête sur remise en liberté.

«L'homme, âgé de 61 ans, gagnait la confiance de ses victimes en se présentant comme un neurochirurgien ou un neurologue à la retraite et il utilisait différents stratagèmes afin de leur soutirer de l'argent», a indiqué la porte-parole de la SQ, Aurélie Guindon.

«Le suspect aurait entre autres fait miroiter à ses victimes la possibilité de faire cheminer plus rapidement leurs dossiers d'indemnisation dans différents organismes, tels que la CSST, la SAAQ et la Régie des rentes», a ajouté l'agente Guindon.

Un faux projet de clinique serait également au coeur du stratagème frauduleux, a-t-elle précisé. À ce jour, Andrew Marchionni aurait fait sept victimes résidant à Granby, Bromont et Sainte-Cécile-de-Milton. Celles-ci ont interpellé les policiers pour dénoncer les agissements illicites du suspect.

Comparution

Andrew Marchionni a brièvement comparu devant la cour en après-midi. Pour la Couronne, Me Élise Côté-Lebrun a demandé à ce qu'une ordonnance de non-publication soit prononcée afin de protéger l'identité des présumées victimes.

«L'enquête est encore en cours et on recherche d'autres victimes potentielles», a-t-elle indiqué. Publier le nom des plaignants pourrait nuire au travail des policiers.

«Cela n'aurait-il pas l'effet inverse?», a demandé le juge Serge Champoux, de la Cour du Québec. Non, a répondu Me Côté-Lebrun: des médecins en clinique privée de Bromont et «des entrepreneurs connus» figurent parmi les témoins potentiels, «des gens avec une certaine réputation» qui souhaiteraient garder l'anonymat.

Peu convaincu, le juge Champoux a refusé de prononcer l'ordonnance.

La Couronne s'est aussi opposée à la remise en liberté de M. Marchionni. Interrogée à sa sortie de la salle d'audience, Me Côté-Lebrun a indiqué que c'était en raison des risques de récidive puisque l'accusé possède des antécédents en semblable matière. Il a notamment été accusé de fraude à Longueuil en 2010, mais a été acquitté.

Détenu à Sherbrooke

Le Bromontois sera ainsi détenu à Sherbrooke jusqu'à son enquête sur remise en liberté, fixée au 22 mars. Du box des accusés, il n'a pas laissé paraître d'émotion et a accepté les conditions imposées par le tribunal, soit de ne pas communiquer avec les plaignants ou les éventuels témoins.

Les actes de dénonciations déposés signalent que M. Marchionni a, entre juillet et novembre 2015 «par la supercherie, le mensonge ou autre moyen dolosif», frustré quatre personnes d'une somme d'argent ne dépassant pas 5000$ «commettant ainsi l'acte criminel prévu à l'article 380», soit la fraude.

Il s'expose à une peine d'emprisonnement maximale de 14 ans. À la défense, Me Pascale Gauthier n'a pas voulu commenter l'arrestation de son client.

Les gens détenant des informations sur le dossier ou tout autre acte criminel peuvent communiquer, de façon confidentielle, avec la Centrale de l'information criminelle de la Sûreté du Québec au 1800-659-4264.

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