Jeunes fugueuses: un père demande d'en faire plus

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Au lendemain de la parution du rapport d'un vérificateur sur le Centre jeunesse de Laval, M. Hauptman s'est dit déçu de l'attitude du gouvernement.

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La Presse Canadienne
Montréal

Le père d'une jeune fugueuse s'est rendu à Québec, mercredi, pour demander au gouvernement d'en faire plus pour ces jeunes femmes et éviter que d'autres parents aient à vivre la crise qu'il a vécue.

Éric Hauptman, dont la fille avait fugué en février dernier, et qui a été retrouvée à Toronto, avoue qu'il est passé près de perdre sa fille.

Et au lendemain de la parution du rapport d'un vérificateur sur le Centre jeunesse de Laval, M. Hauptman s'est dit déçu de l'attitude du gouvernement.

Ce rapport ne blâme pas le centre jeunesse, puisque le protocole a été suivi, mais montre du doigt les compressions budgétaires qui ont affecté les ressources et les programmes dans les services sociaux.

M. Hauptman ne pense pas grand bien de ce rapport. «Je pense que c'est un show de télé, un coup de vent. Il n'y a rien de concret dans ce rapport-là», a-t-il laissé tomber.

«Nous, on aurait aimé voir des actions concrètes, des choses qui soient mises en place immédiatement pour sauver nos enfants», a-t-il lancé.

Il a cité, entre autres mesures souhaitées, des portes verrouillées dans les centres jeunesse et que le va-et-vient des jeunes ne soit pas aléatoire, «qu'il y ait quelqu'un pour surveiller les allées et venues de nos jeunes».

Il a évoqué aussi le triage des jeunes filles dès l'arrivée, afin de ne pas placer ensemble des jeunes filles vulnérables et d'autres qui recruteraient, par exemple, pour des gangs de rue.

Et il a également dit souhaiter que l'on tienne mieux compte des besoins psychologiques et psychiatriques des jeunes femmes qui arrivent dans ces centres, afin qu'elles bénéficient des soins et services appropriés.

Soutien de la CAQ

À ses côtés, la députée de la Coalition avenir Québec, Nathalie Roy, a soutenu que «les parents du Québec n'ont plus confiance en la ministre (Lucie) Charlebois». Elle a donc demandé que le dossier lui soit retiré pour être remis entre les mains du ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux.

«La ministre Charlebois s'est cachée derrière le fait que ce rapport dit que les protocoles ont été suivis» sans voir qu'il montrait aussi du doigt les compressions budgétaires, a critiqué la députée caquiste.

«Dans un contexte où les gangs de rue sont désormais aux portes des centres jeunesse et tentent de les infiltrer, il nous apparaît nécessaire que ceux-ci relèvent de celui qui est en charge des forces policières du Québec», a ajouté la députée Roy.

Interrogé à ce sujet, le premier ministre Philippe Couillard a pris ses distances du rapport du vérificateur que son gouvernement a pourtant nommé. Il a jugé «un peu court» d'affirmer que les compressions budgétaires étaient en cause.

Il a aussi rappelé que la ministre Charlebois s'était engagée à adopter plusieurs recommandations qui avaient été formulées dans le rapport.

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