Gestion des matières résiduelles: les 43 travaux de Rouville

En 2003, la MRC de Rouville a commencé... (Alain Dion, archives La Voix de l'Est)

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En 2003, la MRC de Rouville a commencé à offrir un service régional de collecte de porte en porte des matières recyclables dans toutes ses municipalités. Deux ans plus tard, elle faisait de même avec les ordures domestiques. Ce faisant, le nombre d'unités résidentielles desservies par ces collectes a crû respectivement de 42% et de 24% au cours des 10 à 12 dernières années.

Alain Dion, archives La Voix de l'Est

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Saint-Césaire) Le projet de Plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) 2016-2020 de la MRC de Rouville vient de franchir l'étape de la consultation publique. Une fois en application, ce nouveau plan de match permettra d'aller encore plus loin que la mouture précédente, qui datait de 2005.

Celui-ci avait porté ses fruits, rappelle Étienne Rousseau, coordonnateur à la gestion des matières résiduelles à la MRC de Rouville. «Dans le secteur résidentiel, le taux de récupération était de 17,7% en l'an 2000, illustre-t-il. En 2013, il avait grimpé à 32%. On voit que les actions du premier PGMR ont donné des résultats, mais il faut aller au-delà de ça.»

Ce n'est pas tout. En 2003, la MRC a commencé à offrir un service régional de collecte de porte en porte des matières recyclables dans toutes ses municipalités. Deux ans plus tard, elle faisait de même avec les ordures domestiques. Ce faisant, le nombre d'unités résidentielles desservies par ces collectes a crû respectivement de 42% et de 24% au cours des 10 à 12 dernières années.

Les ordures sont actuellement enfouies dans deux sites situés en dehors de la MRC, à Saint-Nicéphore et à Sainte-Cécile-de-Milton. Et le tonnage d'ordures enfouies par la MRC a diminué de 7% entre 2005 et 2014. Au cours de cette même période, le poids annuel des déchets éliminés a pour sa part diminué de 34%, se chiffrant à 268 kg par habitant, et ce, même si la population a crû de 25%.

Objectifs

Comme l'exige la loi, le plan doit être revu tous les cinq ans et couvrir tous les secteurs d'activité où sont générées des matières résiduelles (résidentiel, industriel, commercial, institutionnel, rénovation, construction et démolition).

En octobre dernier, la MRC avait adopté le projet de PGMR 2016-2020 sur lequel les citoyens étaient conviés à s'exprimer la semaine dernière. Ces consultations publiques, tenues mardi et mercredi derniers à Marieville et à Saint-Césaire, ont cependant été peu courues: à peine 14 citoyens se sont déplacés.

Ce projet vise plusieurs objectifs, notamment de ramener à 700 kg par habitant la quantité de matières résiduelles éliminées d'ici 2020; de recycler 70% du papier, du carton, du plastique, du verre et du métal résiduels, recycler ou valoriser 80% des résidus de béton, de brique et d'asphalte de même que de trier à la source ou acheminer vers un centre de tri 70% des résidus de construction, de rénovation et de démolition du segment du bâtiment d'ici deux ans; enfin, de recycler 60% de la matière organique putrescible résiduelle d'ici 2019.

Collecte, écocentres et sensibilisation

Pour atteindre ces objectifs, le prochain plan de gestion des matières résiduelles de la MRC de Rouville comprend 43 actions à réaliser. Parmi celles-ci, notons la réduction de la fréquence de la collecte des ordures ménagères, qui passera d'une fois toutes les deux semaines à une fois toutes les trois semaines à compter de 2019.

Les matières organiques sont collectées de porte en porte depuis 2004 dans cinq des huit municipalités de la MRC, Ange-Gardien, Marieville et Saint-Paul-d'Abbotsford n'ayant pas délégué cette compétence à la municipalité régionale de comté. Dès janvier, l'ensemble de la MRC de Rouville, de concert avec ses voisines de la Vallée-du-Richelieu et Marguerite-d'Youville, enverra cependant ses matières compostables à Varennes, où un centre de traitement intégré des matières organiques par biométhanisation et compostage est en voie d'être construit sur le terrain de l'usine Ethanol Greenfield.

«Comme l'implantation des bacs bruns destinés à la collecte des matières organiques devrait avoir lieu en 2017, les citoyens auront deux ans pour s'habituer à trier leurs déchets», estime Étienne Rousseau.

En outre, deux écocentres seront aussi implantés sur le territoire de la MRC d'ici quelques années, à Marieville et à Saint-Paul-d'Abbotsford.

La sensibilisation fera aussi partie prenante du plan d'action de la MRC, tant du côté des citoyens que de celui des entreprises.

Les coûts estimés de la mise en application du PGMR sont de cinq millions$ d'ici 2020. Pas question toutefois d'interdire les sacs de plastique, comme c'est le cas ailleurs au Québec, précise M. Rousseau.

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