Une autre année chargée pour Renaissance lac Brome

L'aménagement des berges du ruisseau Quilliams, qui fournit... (fournie par Renaissance lac Brome)

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L'aménagement des berges du ruisseau Quilliams, qui fournit 48 % de l'eau qui entre dans le lac Brome, permettra de les stabiliser en enrayant leur érosion. Des bandes riveraines larges de cinq mètres ajouteront à cette protection en plus de favoriser la nidification.

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Lac-Brome) Le calendrier de travail de Renaissance lac Brome affichera encore complet cette année. Lutte à l'érosion, élargissement des bandes riveraines, contrôle des eaux de ruissellement, inventaire des étangs artificiels et des dorés jaunes, le groupe environnemental entrevoit une autre année occupée.

Quatre importants projets sont au programme, explique James Wilkins, président de RLB. D'abord, les membres de Renaissance compléteront cet automne la plantation d'arbustes sur un segment de 2,6 kilomètres de berges du ruisseau Quilliams. La première étape menée l'an dernier a consisté à stabiliser les berges pour contrer l'érosion. Un pont a été construit pour permettre à l'agriculteur propriétaire d'une terre agricole de l'autre côté du ruisseau de le franchir. Il utilisait auparavant un passage à gué, note le biologiste Michel Delorme, responsable du projet.

L'aménagement d'une bande riveraine de cinq mètres de largeur poursuit trois objectifs: améliorer la qualité de l'eau en prévenant l'érosion, servir de sites de reproduction aux oiseaux et d'habitats pour de petits mammifères et favoriser la biodiversité, explique M. Delorme.

Les efforts consacrés au ruisseau Quilliams sont capitaux pour la santé du lac, fait remarquer James Wilkins, président de RLB. Le ruisseau, l'un des six tributaires autour du plan d'eau, est responsable de 48 % de l'eau qui entre dans le lac. «Si on veut finir par avoir un impact, c'est certain qu'on doit s'intéresser à ce qui se passe dans ce ruisseau», a-t-il dit.

RLB a pu compter sur des subventions du ministère de l'Environnement du Canada, du ministère de l'Agriculture du Québec et de la Ville de Lac-Brome pour mener ce projet.

Renaissance s'attellera également au problème de ruissellement des eaux de pluie dans le secteur Bondville. Une équipe étudiera la morphologie du terrain près du chemin Tibbits. L'aménagement d'un ou deux bassins de rétention des eaux lors d'averses et de fonte de la neige ainsi que des seuils dans les fossés sont envisagés. Les problèmes d'érosion dans ce secteur sont bien connus, a dit M. Wilkins. Des signes d'envasement dans la partie du lac au bas du chemin Tibbits, là où se trouve une petite marina, sont visibles, signale-t-il. «Il y a un petit ruisseau dans ce coin-là. Il n'est pas très gros, mais il s'écoule beaucoup d'eau à partir de là. Ça cause des problèmes.»

L'étude coûtera 10 000 $. Les travaux de correction, planifiés pour 2017, près de 50 000 $, calcule M. Wilkins. La Ville de Lac-Brome contribuera la moitié de ces montants.

Inventaire des dorés

Un autre inventaire de poissons est prévu dans le lac Brome cette année. En point de mire: les dorés jaunes. L'exercice effectué en 2013 par RLB comprenait toutes les espèces présentes dans le lac. Or, la recherche s'est effectuée en plein jour. Les dorés jaunes sont plutôt actives à la noirceur, fait remarquer M. Wilkins. Ce fait pourrait expliquer que seulement 23 dorés jaunes ont été pêchés durant l'inventaire, soit à peine 2,5 % des poissons capturés.

Une pêche au filet sera organisée durant l'été. Le ministère des Ressources naturelles effectuera l'analyse des dorés pêchés pour déterminer leur poids, sexe et leur état de santé.

L'année 2015 s'est avérée excellente du côté de la qualité de l'eau, soutient M. Wilkins. Les taux de phosphore enregistrés ont été parmi les plus bas depuis 2008. Un hiver froid, un réchauffement graduel au printemps sans grandes précipitations ont permis de limiter les impacts, selon lui. «La température de l'eau a augmenté pas mal durant l'été. Mais on n'a pas eu d'éclosions importantes d'algues bleues. On a eu quelques signes dans des coins un peu enclavés, mais on s'y attendait.»

La moyenne des échantillons d'eau prélevés dans le secteur le plus creux, du côté nord-est du lac, révèle que le taux de phosphore a été de 6,4 microgrammes par litre (µ/l). La moyenne entre 2008 et 2015 a été de 12,7 µ/l.

Malgré ces données, M. Wilkins appelle à la prudence. «On ne peut pas dire que la santé du lac s'améliore, que c'est une tendance marquée. Ça dépend tellement des saisons, de la météo, du facteur pluie. Il faut continuer de travailler.»

Inventaire des étangs artificiels

Les étangs artificiels peuvent-ils jouer un rôle dans le contrôle des eaux de ruissellement? Renaissance lac Brome veut le savoir. Dans cette optique, l'organisme procédera cet été à leur inventaire dans le bassin versant du lac Brome.

Le travail s'effectuera grâce à des photos aériennes et satellites, a indiqué James Wilkins, président de RLB. «Où sont-ils? À quels ruisseaux ou autres sources d'eau sont-ils reliés? Où sont leurs décharges? Où s'en va leurs eaux? Peut-on les optimiser pour mieux contrôler les eaux de ruissellement? On veut savoir tout ça.»

Un budget de 3650 $ est consacré à cette étude. Une dépense qui vaut la peine, pense M. Wilkins. «S'il y a des liens entre ces étangs, peut-être pourra-t-on s'en servir. On cherche à innover.»

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