La bibliothèque de Granby bientôt en transformation

Pour devenir une bibliothèque moderne, dotée de grands... (Alain Dion, archives La Voix de l'Est)

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Pour devenir une bibliothèque moderne, dotée de grands espaces, une partie de la collection de la bibliothèque de Granby doit être vendue.

Alain Dion, archives La Voix de l'Est

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) La bibliothèque de Granby passera d'un lieu exigu et désuet à un endroit aéré et moderne. Les travaux se dérouleront cet été au coût de 2,2 M$, tel qu'annoncé en octobre. Mais pour devenir une bibliothèque du 21e siècle aux grands espaces, une partie de la collection doit être vendue.

C'est pourquoi les usagers ont pu remarquer une vente de livres en permanence entre les murs de la bibliothèque; l'événement se déroulait auparavant deux fois par année. L'administration en profite pour se départir de ses livres qui ne répondent plus aux besoins des abonnés.

«Les bibliothécaires font une analyse selon des critères précis, elles déterminent si tel ou tel document est pertinent, sinon on procède à de l'élagage», révèle le directeur du service de la coordination du loisir, des arts, de la culture et de la vie communautaire, Patrice Faucher.

Un critère d'élagage peut concerner, par exemple, les exemplaires en trop d'un même document.

«Avec la création d'un nouveau lieu, même si on reste au même endroit, le nombre de documents sur les tablettes va diminuer. Je n'ai pas les chiffres encore [sur le pourcentage de la collection qui va rester]. On va aérer les lieux. Il y a des livres qui vont être disponibles autrement que sur les rayons. Par exemple, il y a des livres qui sortent moins souvent et qui vont être archivés pour offrir un lieu plus convivial.»

Dans le passé, il y avait du déchiquetage de documents. Ce n'est plus le cas aujourd'hui, assure-t-il, à moins qu'un document ne soit trop abîmé. «Un livre, il faut que ça garde vie. Notre objectif est que les livres circulent. On a des boîtes à livres "Àlire-retour" et "Livres de passages" qui sont une façon de faire circuler les livres qu'on élague. Ensuite on essaie de développer des ententes avec des résidences pour personnes âgées et des organismes communautaires. Le déchiquetage est le dernier recours.»

La bibliothèque avait, en 2015, 18 500 abonnés pour 217 000 visites par année et 330 000 prêts, selon M. Faucher. La bibliothèque a environ 116 000 documents et se départit de 4000 d'entre eux par année. En revanche, elle fait environ 10 000 achats par année. Elle offre l'emprunt de 4000 documents numériques, dont l'achat a grimpé en flèche ces deux dernières années.

Plus d'autonomie

La collection numérique est par ailleurs appelée à grossir, d'autant plus qu'elle ne requiert pas d'espace dans les rayons de la bibliothèque. Le nombre de titres augmentera, mais la quantité de documents papier sur les rayons se stabilisera, croit M. Faucher.

La technologie s'amènera à la bibliothèque. Elle comptera dès l'automne deux bornes d'autoprêt. Un peu comme ce qui est proposé à la Bibliothèque et Archives nationales du Québec, à Montréal, il sera possible d'entrer son numéro d'abonné, de scanner son livre et de repartir. Les bornes permettront aussi de voir l'état de son compte et de payer, s'il y a lieu, les frais de retard.

«Pendant la fermeture de la bibliothèque (de juin à octobre) cet été, on va pucer nos documents, explique Patrice Faucher. On va vraiment avoir un aperçu complet de notre collection. Il y a des livres qu'on a dans notre inventaire qui ne sont peut-être même plus dans nos rayons pour toutes sortes de raisons.» Les employés pourront de surcroit évaluer l'état des bouquins.

Pour les retours, une chute intelligente sera installée où les livres seront scannés. Ils deviendront immédiatement disponibles et le dossier de l'abonné sera mis à jour automatiquement.

Les bornes autoprêt et la chute intelligente, accessibles en tout temps pendant les heures d'ouverture, ne signifient pas pour autant qu'il y aura des pertes d'emploi. «Il va y avoir autant de volume de travail, assure M. Faucher. Quand le livre revient dans la chute, il faut aller le classer. On ne veut pas qu'un livre attende dans une boîte pendant trois jours. Et le service au comptoir demeure.»

La nouvelle stratégie de gestion de collection prévoit aussi un espace pour mettre en valeur les nouveautés.

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