Nids-de-poule: la saison a un mois d'avance

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Les nids-de-poule ont fait leur apparition avec un mois d'avance cette année, selon le surintendant à la voirie au service des travaux publics de la ville de Granby, Daniel Deshaies.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Elle revient chaque printemps. Impossible d'y échapper: la saison des nids-de-poule bat son plein depuis déjà deux semaines et avec une longueur d'avance sur les dernières années. 

«Nous avons des équipes qui colmatent les trous 24 heures sur 24, depuis que les gros froids de l'hiver nous ont lâché il y a deux semaines», a relevé vendredi le surintendant à la voirie au service des travaux publics de la ville de Granby, Daniel Deshaies.

Particularité cette année: les nids-de-poule ont fait leur apparition avec au moins un mois d'avance, dit-il. «L'année dernière, à cette période-ci, on était encore dans le gros hiver avec le froid et la neige. Cette année, on est facilement un mois plus vite. Il n'y a pas de couverture de neige. On est vite tombé en période de dégel. Et les rues endommagées sont ressorties un peu plus endommagées que l'année précédente», relève M. Deshaies.

Selon le surintendant à la voirie, trois équipes sont actuellement à l'oeuvre durant le jour. Mais la nuit, ce nombre grimpe à cinq. À tout moment de la journée, une ou deux équipes volantes sont en fonction pour colmater les trous majeurs qui pourraient être signalés par le service de police.

Opération fructueuse

Chaque année, la prolifération de nids-de-poule a de quoi étonner. Mais à Granby la situation n'est pas pire que les années précédentes, estime Daniel Deshaies. Les opérations de rapiéçage mécanisé réalisées au cours des deux dernières années ont porté leurs fruits, dit-il. Cette technique vise à sceller la chaussée avec l'application d'une mince couche d'asphalte pour ralentir la formation de trous et de fissures. «C'est du court terme, mais c'est une méthode aidante pour nous», dit Daniel Deshaies.

Si une portion du 11e rang et de la rue Laval, près de l'école primaire Saint-Eugène, de même que la section de la rue Évangéline, près de la rue Saint-Jude Sud, figurent parmi les secteurs cahoteux à surveiller cette année, les noms des rues Le Corbusier, Denison Ouest, Principale et Simonds étaient aussi cités il y a quelques années. «Toutes ces rues-là sont exemptes de trous avec le rapiéçage mécanisé qui a été effectué», renchérit M. Deshaies.

«Je n'avais pas espéré avoir autant de résultats. On va continuer dans la même optique cette année. Force est d'admettre que le fait de sceller l'entièreté de la chaussée freine la dégradation», estime pour sa part le maire Pascal Bonin.

Quelque 750 000$ sont prévus au budget de la Ville pour le rapiéçage mécanisé cet été. À cette somme, il faut ajouter 1 million$ pour des travaux de réhabilitation structurale de chaussée. La réfection et l'élargissement de la rue Saint-Hubert Nord sont aussi à l'agenda 2016. Il est prévu de réaliser les travaux, estimés à 3,3 millions$, à partir du boulevard David-Bouchard jusqu'à l'école primaire Joseph-Poitevin.

Le maire souligne par ailleurs que les travaux de réfection majeurs pourraient être accélérés si la somme de 1,8 milliard$ «qui dorment depuis deux ans» dans le cadre d'une entente Québec-Canada est débloquée.

Peu de réclamations

Bon an mal an, très peu de réclamations sont logées à la Ville de Granby pour des dommages subis aux voitures après avoir roulé dans un nid-de-poule, selon la directrice des services juridiques à la Ville, Catherine Bouchard. Au cours des dernières années, seules cinq réclamations ont été déposées à cet effet.

Depuis 1993, le gouvernement et les villes ne sont plus responsables des dommages causés aux pneus et au système de suspension des voitures en raison de l'état de la chaussée. Si un automobiliste souhaitait malgré tout poursuivre une municipalité, il a intérêt à se manifester rapidement (dans les 15 jours suivants l'accident) et à bien se préparer, car le fardeau de la preuve lui revient.

Sinon, quelques consignes de base s'appliquent en cette saison de nids-de-poule. CAA Québec recommande d'adapter sa conduite à la présence des trous dans la chaussée. Il est ainsi conseillé de ne pas freiner dans un nid-de-poule. «Une roue bloquée subira toujours plus de dommages qu'une roue en mouvement», fait valoir le club d'automobilistes sur son site web. Aussi, les pneus doivent être convenablement gonflés pour réduire le risque de dommages.

L'opération nids-de-poule battait son plein hier rue Dorchester à Granby. - photo janick marois

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