Trafic de marijuana : nouveaux délais pour le projet Cure

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Les accusés au projet Cure, dont Werner Kyling (à droite), siégeront devant un nouveau juge. À la défense, Me Thomas Walsh (à gauche) espère obtenir les documents qu'il requiert.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Bedford) Après 11 ans devant les tribunaux, le présumé trafiquant de drogue de Saint-Armand Werner Kyling et ses coaccusés voient leurs procédures subir de nouveaux délais.

Le juge qui entendait les requêtes en prévision du deuxième procès des accusés restants du «projet Cure», Guy Cournoyer, s'est récusé mercredi au palais de justice de Montréal. Son retrait fait suite à une demande de la Couronne qui souhaitait un nouveau magistrat par souci d'impartialité.

Alors qu'il était avocat, M. Cournoyer avait représenté un journaliste de La Presse accusé d'outrage au tribunal après la publication d'un article sur les procédures d'extradition liées au projet Cure, en 2006. Le juge a été plus loin, mercredi, et déclaré qu'il n'entendrait plus aucune cause provenant du Bureau de la grande criminalité.

Tempo

Tout n'est pas perdu puisque selon le ministère public, les jugements déjà rendus par M. Cournoyer sont maintenus, notamment celui qui exige des parties qu'elles accélèrent le tempo. «On pense que ces décisions s'appliquent toujours, a indiqué Me Vicky Pilote-Henry, procureure au dossier. On est à évaluer ce que ça a comme effet juridique.»

Prochaine étape: les parties ont rendez-vous de nouveau à Montréal, le 16 mars, afin que le juge coordonnateur leur assigne un nouveau magistrat.

La poursuite s'attend aussi à ce que la défense dépose une autre demande en arrêt des procédures pour cause de délais déraisonnables. Deux requêtes similaires avaient été refusées par le passé puisque la défense était réputée aussi responsable que la Couronne des délais encourus.

Franc jeu

Depuis deux ans, les audiences au palais de justice de Granby ont essentiellement porté sur des requêtes de la défense, dont celle demandant d'écarter la preuve d'écoute électronique. Une requête pour abus de procédure est aussi dans les cartons de Me Thomas Walsh. Aucune n'a encore été tranchée.

Me Walsh espère que le nouveau juge donnera aussi suite à sa demande de production de documents par la poursuite. Depuis le début des procédures, il allègue que les autorités policières ne jouent pas franc jeu et ont falsifié des documents. Il réitère que ses clients n'ont fait «que de la culture, pas du trafic» et que leur dossier a duré trop longtemps. «C'est le contribuable qui perd de l'argent, dit-il. Ces audiences ont déjà coûté tellement cher!»

Werner Kyling, Brian Bordo, Martin Castilloux et Gilles Couture avaient été reconnus coupables de différentes infractions liées au trafic de marijuana à la suite d'un premier procès tenu à Sherbrooke en 2011. Deux ans plus tard, la Cour d'appel en a ordonné un second parce que le «jury bilingue» ne l'était pas suffisamment. Martin Clohosy est aussi accusé dans un dossier connexe.

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