Un incendie rase un poulailler: scène d'enfer à Ange-Gardien

Un poulailler d'Ange-Gardien a été complètement détruit par... (Photo Christophe Boisseau-Dion)

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Un poulailler d'Ange-Gardien a été complètement détruit par les flammes, mercredi soir, tuant les locataires, 12 500 dindons.

Photo Christophe Boisseau-Dion

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Ange-Gardien) Un incendie a complètement détruit un poulailler hébergeant des dindons, mercredi soir, sur le rang Séraphine, à Ange-Gardien. Le feu a fait 12 500 victimes âgées de trois semaines et plus.

Le feu s'est déclaré vers 19 h 40 à la ferme Lacoste, appartenant à la Coop des Montérégiennes. Réjean Bussières, qui habite à la ferme depuis 39 ans et y travaille depuis aussi longtemps, a reçu un signal d'alarme sur sa pagette indiquant un problème dans le poulailler de dindes et dindons, voisin d'un bâtiment agricole abritant des poules.

« Quand je suis arrivé, à partir du poulailler de poules, j'ai vu de la fumée qui sortait, raconte-t-il. Je voyais des tisons sortir d'une fan. [...] La fan n'était pas en fonction. »

L'employé est aussitôt retourné à la maison pour composer le 911. Le bâtiment est à aire ouverte et est fait de bois, à l'exception du revêtement extérieur, ce qui a provoqué une accélération rapide du brasier. Vers 20 h 30, le feu faisait rage à l'extrémité sud-ouest du bâtiment. Le vent soufflait vers le nord-est. Un épais panache de fumée avait envahi le poulailler et sortait par toutes les fenêtres du deuxième étage.

Vision d'enfer

Vingt minutes plus tard, un premier mur est tombé. Vers 21 h 15, les flammes atteignaient des dizaines de mètres en hauteur et les deux tiers du bâtiment étaient consumés. En même temps, les ouvriers d'Hydro-Québec coupaient les fils électriques, s'affairant à maintenir le courant dans l'autre bâtiment de ferme afin d'éviter de perdre des poules.

Environ 35 pompiers d'AngeGardien, de Saint-Césaire, de Saint-Paul-d'Abbostford et de Farnham ont eu à faire face à un adversaire de taille : le vent. Celuici jouait contre eux, propageant encore plus rapidement les flammes, souligne Frédérick Dubeau, directeur adjoint du service incendies d'Ange-Gardien.

En plus des casernes venues en entraide, qui ont participé à l'approvisionnement en eau, AngeGardien a eu recours aux services incendies de Rougemont et de Bromont pour leurs camionsciternes. Deux pelles mécaniques ont rapidement participé au combat en faisant tomber les murs. Les pompiers ont d'abord adopté un mode d'attaque (à l'intérieur), mais en constatant l'intensité du brasier, ils ont changé de stratégie pour arroser le feu de l'extérieur.

Le bâtiment est une perte totale. Les dommages sont considérables. Les dindons ont tous péri, possiblement asphyxiés. « Juste en valeur en oiseaux de cet âgelà, les dommages ne sont pas loin de 100 000 $ », laisse tomber M. Bussières. Avec le bâtiment et tous les équipements, le montant des pertes s'élève à plus de 750 000 $, estime-t-il.

Heureusement, la Coopérative des Montérégiennes est assurée, ajoute sa femme, Diane Boivin. «Mais on se serait passés de ça!», lance-t-elle.

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