Anticosti: Couillard a «des gros doutes» sur la rentabilité

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Le premier ministre Philippe Couillard a indiqué que la rentabilité incertaine du projet pourrait permettre indirectement de protéger la nature sauvage de l'île du golfe Saint-Laurent.

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

Le premier ministre Philippe Couillard a fait part de «gros doutes», mercredi, quant à la structure économique du projet d'hydrocarbures sur l'île d'Anticosti.

Faisant référence à une analyse publiée cette semaine, M. Couillard a indiqué que la rentabilité incertaine du projet pourrait permettre indirectement de protéger la nature sauvage de l'île du golfe Saint-Laurent.

M. Couillard a amorcé une rencontre, en fin d'après-midi, mercredi, avec le président-directeur général de la société Pétrolia, Alexandre Gagnon, partenaire du gouvernement dans un projet d'exploration sur l'île.

Lors d'une conférence de presse précédant cette réunion, M. Couillard a maintenu son opposition aux forages avec fracturation hydraulique, nécessaires pour la prochaine phase d'exploration.

Le premier ministre a répété que le gouvernement est davantage intéressé par le développement d'autres projets de Pétrolia. M. Couillard a notamment mentionné le projet Bourque, près de Murdochville en Gaspésie, qui permettrait l'approvisionnement régional en gaz naturel.

Concernant Anticosti, M. Couillard a affirmé que l'objectif de protéger ce milieu naturel pourrait être atteint indirectement.

«Il y a des gros doutes quant à la structure économique même de ce projet, a-t-il dit. C'est une façon indirectement de protéger l'île. Mais je n'ai pas l'intention de changer mon message sur l'opportunité de faire de la fracturation hydraulique sur une île du golfe Saint-Laurent.»

M. Couillard a fait référence à une analyse, publiée par le journal Les Affaires, concluant à l'impossibilité de rentabiliser le développement des hydrocarbures sur l'île.

Malgré tout, le premier ministre a répété que le gouvernement a l'intention de respecter ses engagements contractuels qui le lient notamment à Pétrolia, par l'intermédiaire d'une coentreprise.

Pétrolia a déposé en février une demande d'autorisation réglementaire afin d'amorcer trois forages par fracturation sur l'île.

Après avoir exprimé son intention de «tout faire» pour empêcher les forages avec fracturation hydraulique sur Anticosti, au début du mois dernier, M. Couillard a déclaré que les fonctionnaires, qui doivent évaluer les demandes d'autorisations réglementaires, «feront ce qu'on leur dira».

Ces propos avaient mené M. Gagnon à craindre que le cheminement administratif de sa demande de certificat d'autorisation soit «vicié» par l'opposition du premier ministre à la fracturation hydraulique, une méthode d'exploration controversée qui nécessite l'injection de produits chimiques dans le sol.

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