Taux de taxe commercial dans le secteur canton: le maire ferme la porte à une baisse

Même s'il a déposé une pétition signée par... (photo Janick Marois, archives La Voix de l'Est)

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Même s'il a déposé une pétition signée par 170 commerçants en faveur d'une réduction du taux de la taxe foncière dans le secteur canton, Louis Côté s'est buté à l'attitude fermée du maire Pascal Bonin.

photo Janick Marois, archives La Voix de l'Est

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Pas moins de 170 commerçants du secteur canton à Granby ont signé une pétition pour réclamer une baisse du taux de la taxe foncière, qu'ils jugent trop élevé. Mais le maire Pascal Bonin n'a pas l'intention d'accéder à leur demande.

«Avoir un taux de taxe pour le canton et un autre pour la ville, c'est non», a laissé tomber le maire sans détour à l'endroit du citoyen à l'origine de la pétition, Louis Côté.

Ce dernier, propriétaire d'un terrain vacant commercial dans le secteur canton, a lancé sa pétition le mois dernier, car il ne digère pas la hausse de 70 % enregistrée par sa propriété et l'augmentation de taxes de plus de 1000 $ qui l'accompagne. «On n'a aucun service dans le canton, pourtant c'est le même taux de taxes que dans la ville», avait fait valoir le citoyen à la séance du conseil municipal du mois de février.

Et déjà, le maire Bonin avait été clair sur sa façon de voir les choses. «L'ancien canton n'existe plus. Il n'y a plus qu'une seule ville et il n'y a qu'un seul taux de taxation», avait-il fait valoir.

Actuellement, le taux de taxe commercial et industriel est de 1,99 $ par tranche de 100 $ d'évaluation à Granby. Avant la fusion, ce même taux était de 1,45 $ dans le secteur canton, a relevé Louis Côté. Le bond a été très important, a-t-il fait remarquer. Mais les services (égout, aqueduc) ne sont pas plus nombreux.

Consultation souhaitée

Coiffeuse ayant pignon sur rue dans le secteur canton et signataire de la pétition, Sylvie Côté n'a pas caché sa déception lundi soir, lors de la séance du conseil municipal. «Beaucoup de citoyens s'attendaient à avoir une rencontre pour qu'il y ait des discussions», a-t-elle lancé à l'endroit de Pascal Bonin.

Mais elle s'est butée à un refus de la part du maire. Il n'a pas l'intention d'aborder le sujet avec les commerçants dans le cadre d'une rencontre informelle.

«Vous faites des assemblées de consultation assez souvent. Quand ce n'est pas sur le lac, c'est sur les pruches», a rétorqué Mme Côté.

«C'est la réglementation quand il y a un changement de zonage. On ne fait pas des consultations publiques pour faire des consultations publiques», a fait valoir Pascal Bonin.

«On semble nous dire qu'on n'est pas importants du tout», a toutefois déploré Sylvie Côté.

«Est-ce qu'on va revenir en arrière et disséquer la ville? Une ville a un taux de taxation», a affirmé le maire en insistant sur le mot un.

Le maire et le conseiller Michel Mailhot ont également souligné que la valeur des immeubles - et par ricochet, leur compte de taxes - est établie en fonction de leur localisation et des services offerts ou non. «Dans l'ancien canton, vous payez moins cher de taxes parce que vous êtes évalués moins haut (que dans la ville)», a rappelé M. Mailhot.

Au lendemain de la séance du conseil, Sylvie Côté s'expliquait encore mal la position fermée du maire sur le sujet. «Je suis très déçue», a-t-elle affirmé. Même chose pour l'attitude des deux conseillers dont les districts s'étendent dans le secteur canton, Stéphane Giard et Jean-Luc Nappert. Elle aurait bien aimé qu'ils s'expriment au lieu de demeurer silencieux durant le débat.

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