Pelican International préfère Valleyfield à Bromont

En novembre dernier, La Voix de l'Est rapportait... (Alain Dion, Archives La Voix de l'Est)

Agrandir

En novembre dernier, La Voix de l'Est rapportait que Pelican International envisageait de s'établir dans les anciennes installations de Hyundai, à Bromont.

Alain Dion, Archives La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Jérôme Roy
La Voix de l'Est

La décision est sans appel: Bromont- n'accueillera pas la nouvelle usine de Pelican International. L'entreprise lavalloise, qui avait un urgent besoin d'ouvrir une deuxième usine pour la production de produits récréatifs, a arrêté son choix sur Valleyfield, à l'autre bout de la Montérégie.

Le verdict est tombé lundi, en présence de la ministre de l'Économie, de la Science et de l'Innovation, Dominique Anglade. Le projet de 21 M$, qui bénéficie d'une subvention de 2,1 M$ par le biais d'Investissement Québec, créera 180 emplois à la nouvelle usine campivallensienne, de même que 21 au siège social de Laval. Et la production ne tardera pas: le premier kayak devrait sortir de la nouvelle usine le mois prochain parce que celle de Laval n'arrive plus à répondre à la demande. Les besoins très pressants de Pelican International seraient d'ailleurs derrière l'affichage d'offres d'emplois à Bromont en novembre dernier.

«Les ressources humaines y sont allées un peu vite, reconnaît Vincent Bédard, directeur des communications et du marketing de l'entreprise québécoise. On était impatients [...] Il y a des choses qui sont arrivées trop vite et par la suite, il a fallu se rétracter. Ce sont des offres qui n'étaient pas disponibles.»

M. Bédard refuse d'en dévoiler davantage sur le dossier de Bromont. Qualifiant le processus menant au choix d'un nouvel emplacement de «complexe», il se limite à dire que Pelican International avait l'oeil sur plusieurs régions - incluant quelques-unes aux États-Unis - et qu'en fin de compte, c'est Valleyfield qui a remporté la mise.

«Un signe que ça y était»

Le directeur général de la Ville de Bromont, Jean Langevin, avoue qu'il croyait l'affaire conclue lorsque les offres d'emplois ont été affichées: «Nous, on prenait ça comme un signe que ça y était.»

Ironiquement, il pense maintenant - sans vouloir tirer de conclusion hâtive - que la question de la disponibilité de personnel qualifié pourrait avoir été un facteur dans la décision de l'entreprise lavalloise.

«Vous savez, il y a peut-être la considération de la main-d'oeuvre qui a joué, avance-t-il. [...] Peut-être que Valleyfield avait mieux à offrir à ce niveau-là.»

M. Langevin précise d'ailleurs que Bromont planche actuellement sur cette question précise afin d'optimiser l'offre aux entreprises à la recherche d'un nouvel emplacement. Considérant avoir bien travaillé le dossier et que Bromont dispose d'atouts majeurs, le directeur général ajoute que la Ville entend être proactive pour attirer de nouvelles usines qui cadrent dans ses critères.

«D'autres projets dans le pipeline»

À la Société de développement économique de Bromont (SODEB), on ne cache pas qu'on aurait aussi aimé voir Pelican International s'implanter dans la région.

«On est déçus, c'est évident», admet Michel Brisson, directeur général de l'organisme. D'autant plus que selon lui, l'entreprise québécoise aurait «bien fitté dans le décor» bromontois.

«C'est sûr, c'est un beau projet. C'est une usine de plasturgie non polluante, agréable. En plus c'est des produits du loisir, de plein air, des kayaks, ces choses-là.»

Loin de se laisser abattre, M. Brisson- conserve son optimisme. «On a beaucoup de projets dans le pipeline», assure-t-il en prenant soin de spécifier que ces projets sont, pour le moment, confidentiels.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer