Interdiction des pit-bulls: Bromont fait volte-face

Bromont est revenue sur sa décision d'interdire les... (Archives La Presse)

Agrandir

Bromont est revenue sur sa décision d'interdire les pit-bulls et ses croisements sur son territoire.

Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) La municipalité de Bromont est revenue sur sa décision dans le dossier de l'interdiction des pit-bulls et ses croisements sur son territoire. La Ville veut désormais préconiser un registre des animaux dangereux. Un avis de motion a été fait en ce sens lors de la séance du conseil, lundi. Le règlement amendé pourrait être adopté le 4 avril.

En bannissant les pit-bulls, Bromont avait soulevé la grogne chez des gens aux quatre coins du Québec, et même au-delà des frontières. D'ailleurs, des pétitions totalisant plus de 1800 signataires avaient été déposées le 1er février, lors de la séance du conseil. De toute évidence, le mouvement contestataire a fait réfléchir les élus. «On a décidé de faire un changement à la règlementation. On mise sur le comportement des animaux plutôt que sur les races de chiens», a indiqué à l'auditoire la conseillère municipale Diane Perron.

Rappelons que la norme sur les animaux (1024-2015), adoptée par Bromont le 11 janvier, stipule au point 3.4 qu'«il est interdit d'avoir en sa possession un chien de race bull-terrier, staffordshire terrier, american-pit-bull terrier ou american stafford terrier (communément appelé pit-bull) ou tout croisement de ces races sur tout le territoire de la ville». Les contrevenants s'exposent, en tant que «personne physique», à des amendes allant de 100 $ pour une première offense, jusqu'à 1000 $ s'il y a récidive. Cette somme peut grimper à 2000 $ pour une «personne morale». Les citoyens qui possédaient les types de chiens bannis avant l'entrée en vigueur de la nouvelle règlementation, le 15 janvier, n'y sont pas assujettis.

Modifications

Dans la règlementation abrogée, un animal sera considéré comme «dangereux» s'il «mord, tente de mordre ou attaque une personne ou un autre animal lui causant une blessure, une lésion ou un dommage. Manifeste de l'agressivité à l'endroit d'une personne en grondant, en montrant les crocs, en aboyant férocement ou en agissant de toute autre manière qui indique que l'animal pourrait mordre ou attaquer une personne. N'obtempère pas aux ordres répétés de son gardien et a un comportement agressif ou est en mode offensif ou défensif de telle sorte qu'il est prêt à attaquer toute personne ou tout animal. De par sa nature, met en péril la vie d'une personne. (,..) Tout animal dangereux se trouvant dans les limites de la Ville qui présente un danger réel et immédiat ou dont sa capture fait craindre pour la sécurité d'une ou plusieurs personnes peut être abattu sur le champ par un agent du service de police de la Ville.»

La municipalité prévoit également que l'enregistrement (médailles) des animaux, plutôt qu'être valide pour l'existence entière de la bête, devra être renouvelé chaque année.

Le directeur du service de police de Bromont, Jean Bourgeois, le directeur de la SPA des cantons, Carl Girard et la directrice du greffe et des affaires juridiques de la Ville, Joanne Skelling, ont travaillé de concert pour modifier la norme en vigueur. 

Échange

Le projet de règlement sur les animaux est disponible en version électronique sur le site de la Ville. Un échange sur le sujet est prévu entre les élus et les citoyens, le 2 avril à l'hôtel de ville dès 10 h. La règlementation modifiée sera soumise pour adoption au conseil municipal, le 4 avril.

Au terme de la séance, lundi, le président du conseil d'administration du club canin de Bromont, Marc Deslandes, a dit «voir d'un bon oeil» la nouvelle mouture du controversé règlement. «On remercie tous ceux qui se sont manifestés face à la règlementation qui avait été votée au conseil. D'un autre côté, je remercie également l'ouverture dont ont fait preuve les membres du conseil. [L'amendement du règlement] c'est très positif. Reste à la population à venir mettre son grain de sel.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer