Baisse majeure des crimes contre la personne à Granby

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L'année 2015 a été marquée par une baisse importante des crimes contre la personne à Granby.

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Jérôme Roy
La Voix de l'Est

(Granby) Le nombre de crimes contre la personne a diminué de 9,26% à Granby en 2015. «C'est majeur, après plusieurs années stables», s'est réjoui Marco Beauregard, directeur du service de police de Granby, alors qu'il présentait le bilan sommaire de la dernière année aux médias, lundi.

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Le directeur du service de police de Granby, Marco Beauregard.

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«Mais la tendance lourde des dernières années, on voit qu'il y a une diminution de la criminalité. Et ce n'est pas propre à Granby, c'est propre au Canada», a-t-il cependant tenu à préciser au cours de la rencontre.

Ainsi, en 2015, la police de Granby a dénombré un total de 402 crimes contre la personne sur son territoire, alors qu'il en avait enregistré 443 l'année précédente. La baisse s'explique principalement par la diminution du nombre de cas de menaces, avec 40 de moins en 2015. On dénombre également moins de crimes à caractère sexuel, mais plus de vols qualifiés. Par ailleurs, Granby a été le théâtre d'un homicide en 2015, ce qui ne s'était pas produit en 2014.

Hausse des crimes contre la propriété

Au chapitre des crimes contre la propriété, une augmentation de 2,82% a été observée, le nombre passant de 1205 à 1239. Les vols dans ou sur les véhicules ont particulièrement augmenté, avec un bond de 70 cas. «Des épidémies», selon M. Beauregard, qui explique que ces gestes sont souvent posés de façons répétées par de petits groupes de suspects.

Pour des raisons similaires, le nombre d'introductions par effraction et de vols a également augmenté l'an dernier. Des hausses au niveau des fraudes et des vols à l'étalage ont également été observées en 2015, tandis que les vols de véhicules, les méfaits - incluant ceux commis sur des véhicules - et les incendies criminels ont diminué.

Le directeur du service de police de Granby s'est également dit «très satisfait» de la diminution de 25,89% du nombre de crimes reliés à la conduite de véhicules. Le nombre de chauffards pris à conduire avec les facultés affaiblies est notamment passé de 101, en 2014, à 70 en 2015. En ce qui concerne les crimes relatifs aux stupéfiants, la baisse a été de 6,82%.

Un taux de solution dans la moyenne

Après avoir enregistré un taux de solution des crimes de 66,2% en 2014, le service de police de Granby a eu la main moins heureuse en 2015, avec un taux de 59,1%. Loin de se montrer insatisfait, Marco Beauregard a plutôt tenu à relativiser les choses, rappelant que la moyenne des cinq dernières années à Granby se situe à 60,78%.

«Un taux de solution de l'ordre de 60%, c'est excellent au Québec, a-t-il plaidé. [...] Dans les années 95 et 96, quand on avait un taux de résolution de crimes de 40%, on était contents. Ce taux-là est en constante évolution depuis ces années-là.»

Relations de travail et constats d'infraction

En 2015, les policiers de Granby ont remis 14 240 constats d'infraction, soit 1792 de moins qu'en 2014. Le directeur du service de police de Granby avance cinq facteurs pour expliquer cette diminution, soit: la modification de certaines réglementations municipales; l'augmentation significative des amendes liées aux stationnements illégaux; le respect «remarquable» des limites de vitesse par les automobilistes; les restrictions budgétaires au niveau des heures de travail des policiers; et le fait que ceux-ci sont sans contrat de travail depuis 2014.

En ce qui concerne les relations de travail, Marco Beauregard ne cache pas qu'il préférerait que le dossier soit réglé, mais se défend de dénoncer qui que ce soit.

«On ne doit rien déchiffrer là-dedans. Écoutez, on a fait l'analyse de façon objective à la direction du service et on arrive avec les raisons pour expliquer cette baisse-là. Il n'y en a pas une de précise là-dedans. Par contre, il faut tenir compte de ça. L'année passée on a eu une décision arbitrale avec nos employés [...] pour les années 2011, 2012 et 2013. Nos policiers, nos policières sont sans contrat de travail depuis le 1er janvier 2014. [...] Définitivement, comme direction du service de police, c'est toujours plus facilitant de travailler dans un contexte où les choses sont claires», a-t-il avoué, ajoutant qu'une rencontre entre la partie patronale et syndicale est prévue en mai.

Au sujet des restrictions budgétaires, M. Beauregard concède que 6000 heures de travail en moins pour les employés surnuméraires en 2015 signifient autant d'heures de moins consacrées à la surveillance.

«Plus qu'on a de budget, plus que c'est facilitant pour les organisations policières de déployer des effectifs en nombre suffisant sur le terrain. Actuellement, on juge que [...] 6000 heures c'est beaucoup, mais c'est quand même négligeable. On est au-delà de 100 policiers [...], ça fait 200 000 heures [au total]. On a enlevé 6000 heures, c'est négligeable, sauf que ça vient expliquer, quand même, une diminution au niveau des constats d'infraction.»

Quoi qu'il en soit, cela ne l'a pas empêché de se montrer positif face au document présenté lundi.

«On est très satisfaits du bilan, compte tenu du contexte, compte tenu de la globalité», a résumé M. Beauregard.

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