La météo joue les trouble-fête

Charles Désourdy considère que la saison de ski... (Julie Catudal, La Voix de l'Est)

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Charles Désourdy considère que la saison de ski actuelle est l'une des pires des vingt dernières années.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Bromont) Le talon d'Achille de la saison hivernale aura certainement été la météo. Pour les stations de ski, il s'agit d'une saison à oublier, si bien que Bromont, montagne d'expériences repousse d'un an son projet de jeux d'eau pour bambins. Au zoo, toutefois, le nombre de visites est toujours en croissance, même si on note un certain ralentissement.

Bromont, montagne d'expériences connaît l'une de ses pires saisons en vingt ans. La station, fondée en 1964, a dû composer avec une météo défavorable, tant pour les pistes que pour les skieurs. Effet collatéral: elle devra repousser le projet de jeux d'eau pour bambins envisagé pour cet été.

«Les abonnements ont été moins bons, mais on s'y attendait. On vend beaucoup d'abonnements au mois de décembre et on était sur le gazon, on jouait au golf juste avant Noël. La billetterie est liée à 100% à la météo», explique le président de la station de ski, Charles Désourdy.

Au final, la station de ski pourrait connaître une baisse de 20 à 30% de ses revenus de billetterie par rapport à la saison dernière, qui était cotée comme moyenne.

«Avant qu'on fabrique de la neige, on dépendait de la neige naturelle. Donc, on a eu des hivers où on n'a pas ouvert avant février. On a eu des saisons pires que celle-ci. Depuis qu'on a une grosse fabrique de neige, les risques sont moindres. Mais cette année, on a été du 1er au 19 décembre à ne pas fabriquer de neige. Ça, c'est du jamais vu. Décembre a été 8 degrés au-dessus de la moyenne. Ça, je ne m'attends pas à revivre ça», dit M. Désourdy.

La saison sera déficitaire, mais le succès de l'été 2015 au parc aquatique devrait compenser, croit-il. Toutefois, l'année financière ne permettra pas de nouveaux investissements cet été, selon lui. En février, M. Désourdy annonçait que, si la saison hivernale allait bon train, des jeux d'eau pour bambins allaient être construits au parc aquatique.

«On a reporté d'une année le projet, affirme-t-il. On a une section de glissades pour enfants qu'on va réparer, plutôt que reconstruire. Avec tout ce qui se passe, ce n'est pas une année d'investissements, malheureusement. Ça fait partie des aléas d'une entreprise: il faut avoir des fonds pour investir.»

Combattre la chaleur

Parlant d'investissement, il songe à équiper sa station de ski pour enneiger les pistes à des températures plus douces. Actuellement, les équipements permettent de fabriquer de la neige à une certaine température sous zéro.

«On regarde pour s'équiper pour faire de la neige à -2, -3, -4 °C. C'est une technologie plus dispendieuse, mais on s'aperçoit qu'on va peut-être devoir aller vers ça. C'est comme ça que l'on combat la température pour le mois de décembre.»

Décembre trop chaud, février en dents de scie... Il y a eu seulement janvier pour amener plus de skieurs et planchistes sur les pentes. Avec le week-end qui vient de se conclure, mars s'annonce bien.

La relâche scolaire n'aura toutefois pas permis de réchapper la saison.

«C'est notre plus petite relâche, du lundi au vendredi, dans les vingt dernières années, dit d'emblée Charles Désourdy, président de la station de ski. Il y a eu de la pluie lundi, mercredi c'était le vent et les gens ne sont pas sortis, jeudi il faisait froid. C'est juste vendredi qui a été une journée idéale. Aujourd'hui (samedi), c'est surprenant. Normalement, durant les week-ends de relâche, il n'y a pas tant de monde, mais on n'a tellement pas eu de beaux week-ends qu'il y a beaucoup d'abonnés ici ce matin.»

Les prévisions trompeuses

M. Désourdy déplore par ailleurs que les prévisions météo ne soient pas plus précises puisqu'elles ont un impact important sur l'achalandage à la montagne.

«Ce qui fait mal à l'industrie, ce sont les prévisions météo, dit-il. Il y a entre deux et quatre journées par année, en haute saison, où on n'a pas de monde à cause des prévisions météo. Jeudi, j'ai skié de 8 h 30 à midi, il faisait gros soleil et -15°. Tout ce qu'on entendait à la radio et à la télé, c'était qu'avec le facteur vent il allait faire -25°. Mais le facteur soleil, lui? Les prévisions météo ne mettent pas d'emphase sur le côté positif de la météo.»

Même chose pour ce qu'il considère comme la plus belle journée ski de l'hiver, le dimanche 31 janvier. Il savait déjà qu'il n'y aurait personne dès le vendredi en raison des prévisions de pluie; celle-ci a pourtant commencé à tomber seulement à 18 h. Jusqu'à 14 h, le soleil plombait, puis le ciel s'est ennuagé. Il affirme également que les journées de pluie offrent de belles conditions de neige, en plus d'un certain confort dû à une température plus douce.

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