Litige avec Val-des-Cerfs: Bromont ne bronche pas

«Si Mme Quinlan n'était pas en congé, elle... (Alain Dion, Archives La Voix de l'Est)

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«Si Mme Quinlan n'était pas en congé, elle serait encore plus claire que moi», dit le directeur général de Bromont, Jean Langevin.

Alain Dion, Archives La Voix de l'Est

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Bromont) Bromont refuse de céder la propriété de son terrain de soccer synthétique à Val-des-Cerfs et elle est justifiée de le faire, soutient le directeur général de la municipalité, Jean Langevin.

«On a mis énormément d'argent sur l'ensemble du terrain de La Chantignole et le terrain de soccer, dit le DG. Souvent, la commission scolaire n'a pas eu un sou à mettre. C'est pas vrai qu'avec tout l'argent qu'on a mis là-dessus...»

L'entente intervenue jadis entre Bromont et Val-des-Cerfs ne stipulait pas que le terrain de soccer d'une valeur de 45 000$ devait être cédé à la commission scolaire, indique-t-il. Uniquement celui qui a permis l'agrandissement de l'école primaire La Chantignole, et cet engagement «était antérieur au projet de terrain synthétique».

M. Langevin reconnaît qu'à l'époque, le ficelage du projet de terrain de soccer de 2,8 M$ «est venu très vite, et tout le monde était très content».

Deux ans après son inauguration, Val-des-Cerfs exige aujourd'hui que la Ville branchée lui en cède la propriété. La commission scolaire insiste sur le fait qu'elle ne peut continuer à payer sa part sans être propriétaire du terrain, une règle imposée par Québec. Faute de quoi, la part qu'elle investit dans le terrain, soit 90 000$ par année pendant huit ans, sera soustraite de ses budgets de fonctionnement.

Manifestement, Bromont ne voit pas les choses de la même façon. «Si Mme Quinlan (NB: Pauline, mairesse de Bromont) n'était pas en congé, elle serait encore plus claire que moi», dit Jean Langevin.

Offre

Le DG mentionne que d'autres dossiers litigieux persistent avec la commission scolaire, en premier lieu le déplacement annoncé d'une cinquantaine d'élèves à Saint-Alphonse-de-Granby. À ce sujet, M. Langevin estime que l'offre de Bromont et de deux municipalités voisines - pour garder les unités modulaires à l'école primaire Saint-Vincent-Ferrier - était acceptable.

«Je veux bien payer au fur et à mesure, mais pas trois ans cash», précise-t-il.

Avec sa richesse foncière évaluée à 1,85 milliard$, Bromont n'était-elle pas en mesure d'avancer un peu plus que les 70 000$ promis pour garder ses élèves chez elle pendant un an seulement?

«On n'est pas à plaindre, mais ce n'est pas une raison pour céder à tout, dit le dg. Ce sont des fonds publics. Le contribuable ne paie pas pour donner à tout le monde.»

Les ponts ne sont pas coupés entre Bromont et Val-des-Cerfs, dit M. Langevin. Mais la Ville attend l'intervention du ministre de l'Éducation avant de régler ces dossiers. «On a des différends au niveau technique, mais on a fait plusieurs réalisations ensemble. On veut régler.»

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