Terrain de soccer synthétique à Bromont: Val-des-Cerfs s'impatiente

Bromont tarde à régulariser la situation du terrain... (photo Alain Dion)

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Bromont tarde à régulariser la situation du terrain de soccer synthétique à l'école La Chantignole.

photo Alain Dion

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

Le terrain de soccer synthétique de l'école primaire La Chantignole est à l'origine d'un autre conflit entre Bromont et la commission scolaire.

Val-des-Cerfs tente depuis deux ans de régulariser le statut de cette installation inaugurée en juillet 2014. Selon la commission scolaire, l'entente intervenue avec la Ville branchée stipule que le terrain doit être entièrement cédé à Val-des-Cerfs, qui ne peut continuer de financer une installation ne lui appartenant pas.

De concert avec le club de soccer local, les partenaires avaient pu toucher une subvention de 1,4 M$ pour ce projet de 2,8 M$. Le reste de la facture a été séparé en parts égales entre Bromont et Val-des-Cerfs.

Fast track

Mais Bromont tarde à céder la portion de terrain, évaluée à 45 000$, qui lui appartient toujours. Le président de la commission scolaire dit ignorer les raisons de ce délai.

«L'entente s'est peut-être faite en fast track à l'époque - où je n'étais pas là - et la régularisation du titre n'a pas été faite», indique Paul Sarrazin. Jusqu'à maintenant «il y a eu des échanges, mais sans plus. Là, on accentue la démarche.»

Val-des-Cerfs doit respecter ses normes fiscales et la cession du terrain doit ête notariée, dit M. Sarrazin. Faute de quoi, Québec pourrait retrancher des budgets de Val-des-Cerfs la somme qu'elle investit annuellement pour ce terrain, soit 90 000$.

Ouverture

La commission scolaire a résolu de demander au ministre de l'Éducation d'intervenir, et Bromont a fait de même de son côté. La mairesse Pauline Quinlan est présentement en vacances et le directeur général de la Ville, Jean Langevin, n'a pas rappelé La Voix de l'Est.

«Quand on se parle par résolutions, ce n'est pas l'idéal, reconnaît Paul Sarrazin. Nous avons toujours fait preuve d'ouverture et de transparence. J'ai bonne foi qu'on va trouver un dénouement.»

Ce pourrait être imminent puisque Mme Quinlan a récemment sollicité une rencontre avec le président de Val-des-Cerfs pour «régler certains dossiers». Quelques jours plus tôt, la commission scolaire s'était aussi entretenue avec le député de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis, à ce sujet.

Animosité

M. Sarrazin ne croit pas qu'il y ait d'animosité entre Bromont et Val-des-Cerfs. «En tous cas, il n'y en a pas de notre côté, dit-il. Peut-être y a-t-il une incompréhension de notre rôle. Pourtant, on est tous des élus et on sert la même population. On a tout intérêt à s'entendre.»

Bromont et Val-des-Cerfs sont aussi à couteaux tirés depuis le transfert d'une cinquantaine d'élèves de la Ville branchée à Saint-Alphonse-de-Granby. La commission scolaire s'est retirée du financement d'unités servant de classes temporaires à l'école Saint-Vincent-Ferrier et les municipalités environnantes n'ont pas fait d'offre jugée suffisante par Val-des-Cerfs pour les maintenir.

Un terrain similaire en vue pour Joseph-Poitevin

Nullement freinée par l'imbroglio du terrain de soccer synthétique à Bromont, Val-des-Cerfs projette d'en construire un similaire près de l'école primaire Joseph-Poitevin, rue Saint-Hubert, à Granby.

L'appel d'offres lancé au début de février a généré 10 soumissions, indique le directeur du service des ressources matérielles par intérim de la commission scolaire, Mario Beauvais. Les offres sont présentement analysées.

Le «tapis synthétique» envisagé sera plus mince et moins étendu qu'à Bromont, non éclairé et nécessitera un budget de 100 000 $ défrayé en grande partie par des collectes de fonds dans la communauté. Il pourrait voir le jour en septembre.

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