Procès de Jean Boissonneault: la preuve est close

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Accusé de contact et d'agression sexuelle sur trois mineures, Jean Boissonneault nie avoir une préférence pour les jeunes filles.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) La preuve au procès de Jean Boissonneault, accusé de contact et d'agression sexuelle sur trois mineures, s'est terminée vendredi au palais de justice de Granby.

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Pour la Couronne, Me Karim AinMelk a contre interrogé l'accusé.

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La Couronne, représentée par Me Karim AinMelk, a contre interrogé l'accusé de 32 ans sur de nombreux détails concernant les contacts qu'il aurait eus avec les trois présumées victimes, qui avaient 8, 12 et 17 ans au moment des faits reprochés.

Entièrement vêtu de noir comme à son habitude, portant des lunettes et une barbe fine, le remorqueur et coureur automobile a semblé un brin nerveux.

À nouveau, il a nié avoir une préférence pour les jeunes filles.

- «Alors, pourquoi avoir filmé [l'une des plaignantes, à son insu] pendant qu'elle sortait de la douche?», a insisté à deux reprises Me AinMelk.

- «Parce que j'étais sans-dessein, a répondu M. Boissonneault. Pour voir combien de poils pubiens elle avait. Je n'en avais jamais vu autant.»

Un peu plus tard, la Couronne a rappelé que l'accusé avait déjà été en couple, à 25 ans, avec une adolescente de 15 ans. À la défense, Me Roger Paquin s'est objecté, soutenant qu'on tentait de faire une preuve de mauvaise réputation à son client qui n'est pas accusé de ces faits.

La juge de la Cour du Québec Julie Beauchesne a accueilli l'objection, et il n'a plus été question de cette relation.

Libido

Toutefois, l'infidélité chronique de M. Boissonneault est revenue sur le tapis. Des 30 ou 40 fois qu'il a trompé son ex-épouse, le couple était «séparé 80% du temps», a-t-il justifié, car leur union était très instable.

Ce n'était «pas nécessairement» pour aller voir ailleurs, mais parce qu'il avait, à l'époque, une grande libido. «Je ne peux pas le nier», a-t-il dit.

Jean Boissonneault a aussi admis avoir envoyé une mise en demeure à un ancien ami qui le traitait de pédophile à qui voulait l'entendre.

Complot

Accusé d'avoir abusé de trois mineures de son entourage, dans les années 2000, l'accusé s'expose à une peine de 10 ans de prison. Il ne s'agit pas de ses enfants.

M. Boissonneault a plaidé non coupable et évoque un complot contre lui ayant pris naissance dans un contexte de séparation avec son ex-épouse.

Les parties doivent se retrouver en mars afin de plaider sur le verdict. Il s'agira alors du 10e jour de procès, bien que seulement trois avaient été réservés au départ, en mars 2015.

La juge Beauchesne rendra sa décision par la suite.

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