Vélodrome couvert à Bromont: une douche froide de Québec

Bien qu'il vienne d'essuyer un refus de Québec... (Photo archives La Voix de l'Est)

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Bien qu'il vienne d'essuyer un refus de Québec dans sa demande de subvention pour le projet de vélodrome couvert, le directeur général du CNCB, Nicolas Legault, garde le cap.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) Les dirigeants du Centre national de cyclisme de Bromont (CNCB) fondent beaucoup d'espoir sur Québec pour que se concrétise le projet de vélodrome couvert. Or, le gouvernement provincial vient de refuser la demande de subvention de 2,6 M$ de l'organisation, a appris La Voix de l'Est.

«C'est un coup dur! , a lancé au bout du fil le directeur général du CNCB, Nicolas Legault. J'ai appris hier soir (mardi) que nous n'aurons pas la subvention demandée. Mais on ne baissera pas les bras pour autant.»

Le coût estimé pour couvrir le vélodrome est de 4,8 M$. Une demande de subvention de 2,6 M$ avait été faite le 14 août par le CNCB au ministère de l'Éducation, dans le cadre du Programme de soutien aux installations sportives et récréatives - phase III.

Celui-ci disposait d'une enveloppe globale de 50 M$. Selon Nicolas Legault, 110 projets ont été retenus. Le directeur général du CNCB a souligné que ce refus ne découle pas d'un manque d'intérêt de Québec pour le projet.

 «Le constat dans tout ça, c'est que notre budget était trop élevé comparativement à ce que pouvait donner le gouvernement. La subvention la plus haute [octroyée] est de 1,2 M$. Elle servira pour un terrain [de soccer] synthétique à Sherbrooke», a-t-il mentionné.

De son côté, Bromont s'était engagée à soutenir le projet à hauteur de 1 M$ en services (350 000$) et en argent sous forme de location d'espaces de 700 000$ s'échelonnant sur 10 ans. Le budget devait être bouclé avec l'aide financière de la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC) ainsi que par l'injection de fonds privés.

Le député de Brome-Missisquoi et ministre de l'Agriculture, Pierre Paradis, appuie également l'initiative de longue haleine depuis ses tout débuts. «Avoir un vélodrome couvert, c'est un projet très porteur pour la région, mais aussi pour le Québec en entier. Je dirais même à l'échelle du Canada. C'est évident que je vais appuyer [la démarche]», avait indiqué en entrevue au journal le vétéran politicien.

Rappelons que le vélodrome olympique de Bromont provient des Jeux d'Atlanta de 1996. Il s'agit de la seule installation du genre au Québec depuis la perte de celle de Montréal. Une seconde vie a été donnée à l'ovale lors de son inauguration sur le vaste site du CNCB en juin 2001.

M. Paradis considère que protéger la piste des intempéries et du froid est «une continuité logique». «En amenant le vélodrome à Bromont, on savait qu'un jour, il faudrait le couvrir. C'est juste une étape dans le dossier et ce serait une erreur de le rouvrir», avait-il mentionné. Il n'a pas été possible d'obtenir les commentaires du député de Brome-Missisquoi, mercredi.

Second round

Depuis quelques années déjà, Bromont se positionne comme «ville vélo», notamment sur le plan touristique. À l'instar de Nicolas Legault, la municipalité voit en ce revers une occasion de «redoubler d'ardeur» pour faire du projet de vélodrome couvert un succès. «C'est évident que la réponse du gouvernement est décevante. D'un autre côté, on a beaucoup avancé dans le dossier. On croit au projet et on veut que des athlètes de haut niveau viennent s'entraîner à Bromont. La Ville va continuer à supporter le centre», a indiqué le conseiller municipal Réal Brunelle, maire suppléant en l'absence de Pauline Quinlan.

Comme l'octroi de l'aide financière de Bromont au CNCB était conditionnel à l'obtention de la subvention de 2,6 M$, une nouvelle résolution devra être adoptée en ce sens par les élus. «C'est une question de temps, a affirmé M. Brunelle, qui pilote le dossier de vélodrome. On va revenir à la charge. Et je suis convaincu qu'on va renouveler l'aide [financière] au centre national.»

Le directeur général du CNCB est sans équivoque: il entame le «second round» d'un combat qu'il compte remporter. Pour y parvenir, Nicolas Legault veut continuer les démarches auprès de Québec lorsque de nouveaux programmes d'aide financière seront mis de l'avant. Il a également l'intention de cogner à la porte du gouvernement fédéral. «Avoir un vélodrome couvert, ça aura des retombées pour la région. C'est indéniable. Mais aussi pour le Québec et le Canada, a-t-il souligné. C'est important d'avoir une vision globale dans le dossier. On garde le cap et on va y arriver.»

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