Le Canton de Roxton abandonne son service de contrôle animalier

L'administratice de la fondation Caramel, Nancy Boyer, et... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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L'administratice de la fondation Caramel, Nancy Boyer, et la présidente Louise Meunier déplorent que la municipalité du Canton de Roxton ait mis fin à leur contrat de contrôle animalier. «Ça va déborder», prédit Mme Meunier. Le duo est accompagné ici des chiennes Neige et Lexie.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Canton de Roxton) La municipalité du Canton de Roxton a mis fin au contrat qui la liait à un service de contrôle animalier, une décision que l'organisme en question ne s'explique pas.

Basée à Saint-Valérien-de-Milton, la fondation Caramel s'occupe de 17 villes incluant, depuis trois ans, le Canton de Roxton. Leur association a pris fin à la suite d'une intervention dans un chenil illégal du rang Sainte-Geneviève, en janvier.

Selon la présidente de la fondation, Louise Meunier, l'éleveuse se serait plainte de la qualité du service reçu. Mme Meunier assure pourtant avoir rendu un service impeccable, allant jusqu'à s'entendre à l'amiable avec l'éleveuse afin qu'elle régularise sa situation malgré ses11 infractions.

Deux de ses 12 chiens avaient été trouvés errants, malades et sous-alimentés. Les installations qui accueillaient les bêtes n'étaient pas non plus réglementaires.

«Si on n'avait pas été fines, on aurait pu tout embarquer, indique Mme Meunier. On a juste fait notre job. Sinon, on sert à quoi?» Leur service ne coûtait rien, rappelle-t-elle, puisque le refuge se finance avec les médailles pour animaux.

Elle dénonce que le Canton de Roxton revienne aux «vieilles méthodes» de contrôle animalier, où c'est l'inspecteur municipal qui s'en charge.

Cela revient à minimiser l'importance que l'on accorde aux animaux et à leur bien-être, dit la présidente de la fondation Caramel.

«C'est un recul pour les animaux», dit-elle.

Besoins

Le maire du Canton de Roxton, Stéphane Beauchemin, reconnaît que sa municipalité «regarde pour autre chose».

«C'est un service qui ne répondait tout simplement pas à nos besoins, dit-il. C'est une décision du conseil.»

Il refuse de préciser ce qu'il n'appréciait pas de la fondation Caramel. «Je ne veux pas mettre ça sur la place publique, ça pourrait lui nuire à elle[Mme Meunier].»

Le maire Beauchemin dit prendre le problème des chenils illégaux au sérieux et soutient que l'éleveuse surprise en infraction ne fera plus ce type d'activité, même si l'entente à l'amiable est désormais caduque. «La zone ne le permettait pas de toute façon, dit-il, et elle a très bien compris.»

Il juge que le Canton de Roxton n'a pas de grave problème d'animaux errants ou d'élevage illégal, ce que conteste Louise Meunier. «Ça va déborder», prédit-elle.

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