Spectacle aérien des Cantons-de-l'Est: «On va être là en 2017»

Le directeur général de l'aéroport Roland-Désourdy, Robert Blais,... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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Le directeur général de l'aéroport Roland-Désourdy, Robert Blais, est entouré de Richard Cauchon, qui pilote le volet logistique du SACE et de l'homme d'affaires François Dandenault, pressenti pour être le grand argentier de la prochaine mouture.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) Après avoir traversé d'importantes turbulences au cours des dernières semaines, voilà que le ciel semble s'éclaircir pour le deuxième spectacle aérien des Cantons-de-l'Est (SACE). L'aéroport Roland-Désourdy de Bromont pourrait accueillir l'événement à grand déploiement l'an prochain, a appris La Voix de l'Est.

François Dandenault faisait partie du comité organisateur de la première mouture du SACE, qui s'est tenue à Bromont en 2014. L'homme d'affaires était alors le grand argentier du spectacle. De son propre aveu, l'annulation le 10 février de l'événement prévu en août 2016 l'a particulièrement secoué. Pour lui, il n'est pas question qu'un tel projet sombre «dans l'indifférence».

«Le spectacle aérien est trop important pour la région pour qu'on baisse les bras. Les retombées économiques sont énormes. Il faut le réanimer et vite, a-t-il imagé. Je m'étais retiré de l'organisation. Mais je crois tellement au potentiel de l'événement que je reprends du service. On va être là en 2017.»

Rappelons que le manque de commanditaires a eu raison du SACE cette année. Les membres de l'organisation n'avaient pu rallier assez de capitaux pour boucler le budget global avoisinant un demi-million de dollars. «On est 175 000$ de court. C'est majeur!», avait indiqué au journal le directeur général du spectacle, Sylvain Faucher, moins d'une semaine avant de déclarer forfait. «C'est un dur constat d'échec pour 2016, avait-il alors commenté. Notre équipe a mis tellement d'efforts pour préparer le spectacle. Mais plus on avançait, plus on se rendait à l'évidence que ça ne fonctionnerait pas.» M. Faucher a récemment démissionné de ses fonctions, nous a-t-on informé.

Formule éprouvée 

Les membres du conseil d'administration de l'organisme sans but lucratif qui gère le spectacle aérien doivent former, au début mars, un nouveau comité pour chapeauter l'événement. M. Dandenault saura à ce moment si on lui confie officiellement les cordons de la bourse. Si tel est le cas, il compte notamment reprendre la formule «une dépense, une commandite» qu'il avait préconisée en 2014.

«J'ai sondé plusieurs personnes dans le milieu des affaires au cours des dernières semaines. Le message que je reçois, c'est que les gens sont prêts à investir. On va viser autant les grosses que les petites commandites. Mais c'est évident qu'on va repenser le budget. On va travailler en équipe et on va remettre le spectacle aérien au premier plan», a-t-il indiqué.

L'ampleur de l'événement sera-t-elle revue à la baisse en raison de l'échéancier serré?

«Les visiteurs s'attendent à quelque chose de grandiose. C'est ce qu'on va leur offrir!, a répondu M. Dandenault du tac au tac. C'est certain qu'on veut améliorer le show. On veut que les gens en aient plein les yeux dans le ciel, mais aussi au sol. On va mettre beaucoup d'efforts là-dessus. C'est la clé pour qu'un événement fonctionne.»

Second souffle

De son côté, le directeur général de l'aéroport Roland-Désourdy, Robert Blais, s'est dit très enthousiaste que le SACE soit de nouveau sur les rails dès 2017. «La base de l'équipe est toujours en place. Si on est arrivés à monter le premier spectacle aérien en 2014, on peut le faire encore. Tout est là pour que ça fonctionne côté infrastructures. Il faut que l'aspect financier soit au rendez-vous. C'est un événement qui rapporte autant pour l'aéroport que pour la région», a-t-il indiqué.

Richard Cauchon, qui chapeaute principalement le volet logistique du SACE, tient des propos similaires. «C'est évident que j'avais le taquet bas quand on a annulé le spectacle. Mais sans commanditaires suffisants, on ne pouvait pas aller de l'avant en 2016. Et même si on voulait ramener l'événement cette année, c'est impossible. Les Snowbirds et d'autres pilotes avaient déjà signé ailleurs quelques jours après qu'on a annoncé qu'on arrêtait, a-t-il expliqué. Avec une équipe solide, on va proposer de le faire pour la prochaine année.»

Calendrier

Même s'il décide d'aller de l'avant avec la seconde mouture du SACE en 2017, le nouveau comité organisateur devra attendre en décembre pour savoir si les acrobates du ciel seront au rendez-vous. C'est à ce moment que tous les gros joueurs de l'univers des spectacles aériens se rencontrent à Las Vegas, à l'occasion du salon ICAS (International Council of Air Shows). «Bromont s'est fait une bonne réputation avec son premier spectacle. On va arriver avec l'argent nécessaire pour "booker" les performers et faire tout un show!», a assuré François Dandenault.

Trouver une case dans le calendrier «très chargé» des spectacles aériens demeure également un défi. «En 2017, il y aura le spectacle aérien de Bagotville (fin juin), qui est là depuis des années. Il y aura aussi la fête du Canada, a souligné M. Cauchon. Ça réduit la fenêtre, mais on vise pas mal août, comme c'était le cas en 2014.»

Rappelons que le premier événement du genre à se tenir à Bromont avait attiré près de 35 000 personnes, malgré la grisaille. Le spectacle à grand déploiement avait été mis sur pied grâce à une enveloppe globale d'environ 350 000$, et avait généré un surplus de 83 000$.

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