Persévérence scolaire: la MRC de la Haute-Yamaska appelle à la mobilisation

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La rencontre de jeudi était animée par Claudine Leroux, de la Maison desfamilles de Granby Région, et Yves Lauzière, du Carrefour Jeunesse Emploi des Cantons-de-l'Est.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Waterloo) Dans le cadre de la Semaine nationale de la persévérance scolaire, une quarantaine d'invités étaient réunis, jeudi soir, afin d'échanger sur la question. Pour l'ensemble de la MRC de la Haute-Yamaska, le thème «La persévérance scolaire, c'est l'affaire de tous», y a pris tout son sens.

«On a un signal à donner. [...] Une journée comme aujourd'hui, ça permet de démontrer tout ce qui se fait qui n'est pas nécessairement perceptible ou visible au quotidien. Et oui, on a des acteurs importants pour que ça se perpétue», juge le préfet suppléant de la MRC et président de la Commission scolaire du Val-des-Cerfs, Paul Sarrazin.

Au cours d'une présentation de deux heures, pas moins de treize services s'adressant à différentes clientèles de différentes municipalités de la MRC ont été présentés.

Afin d'illustrer cette variété, l'emphase a été mise sur trois d'entre eux: l'École Passage de Waterloo, qui s'adresse aux décrocheurs de 16 à 24 ans; les ateliers Porte-clefs, qui aident des élèves d'âge primaire en difficulté à Granby et Waterloo; de même que les Rendez-vous de Galette, qui proposent des animations d'éveil à la lecture pour les 0-5 ans dans plusieurs municipalités de la région.

Alors que le financement en provenance de Québec se raréfie, la MRC de la Haute-Yamaska fait appel aux entreprises, qui pourraient gagner au change. L'implication de l'entreprise Laser AMP, de Granby, a notamment été saluée au cours de la rencontre.

Un processus

Une foule de données sur le décrochage scolaire a également été présentée au cours de la rencontre. Il est notamment ressorti que le taux d'accès à la formation aux adultes est nettement supérieur dans la MRC qu'en Montérégie et qu'au Québec (36,7 % contre 29,7 % et 28,9 % respectivement).

Par contre, les intervenants affirment que tout ne se joue pas à l'adolescence et que le décrochage scolaire n'est pas l'affaire d'un coup de tête. Il s'agit plutôt d'un processus, d'où l'importance de soutenir les élèves tout au long de leur parcours scolaire et d'être attentifs.

«Il y a ce qu'on appelle le continuum du parcours scolaire de l'enfant, et à l'intérieur de ça, selon les difficultés et les facteurs de risque, il y a de jeunes enfants pour qui ça peut commencer avant d'entrer à l'école. Même les enseignants me le disent. À la maternelle, ils peuvent voir des difficultés importantes», explique Anne-Marie Cadieux, agente de planification au CIUSSS de l'Estrie - CHUS.

Se donner en exemple

Lorsqu'il s'est adressé aux convives, M. Sarrazin a confié avoir lui-même été un décrocheur. Il espère pouvoir convaincre les jeunes que le décrochage n'est pas quelque chose de définitif, et qu'il vaut mieux obtenir son diplôme plus tôt que tard. Dans son cas, c'est sa défaite électorale de 2009 qui a été l'élément déclencheur.

«On peut se raccrocher. [...] J'ai rencontré quelques personnes qui m'ont encouragé, mais à 45 ans, ce n'est pas évident!», raconte-t-il, quand même très fier de son parcours. Il recevra en mars un certificat en gestion organisationnelle de l'Université Laval.

«Je n'aurais jamais pensé ça, à 15 ans, quand j'ai décroché, qu'un jour j'aurais un certificat d'une université».

Un des animateurs de la soirée, Yves Lauzière du Carrefour Jeunesse Emploi des Cantons-de-l'Est, a aussi confié avoir décroché à deux reprises.

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