L'ex-ministre Victor Goldbloom est décédé

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D'abord médecin, Victor Charles Goldbloom s'est surtout fait connaître pour son engagement en politique et comme représentant de la communauté juive à Montréal et au Québec.

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La Presse Canadienne
Montréal

Premier titulaire du ministère québécois de l'Environnement, Victor Goldbloom est décédé lundi à l'âge de 92 ans.

D'abord médecin, Victor Charles Goldbloom s'est surtout fait connaître pour son engagement en politique et comme représentant de la communauté juive à Montréal et au Québec.

Né le 31 juillet 1923 à Montréal, il a d'abord servi dans l'armée canadienne de 1944 à 1946.

Il a ensuite été séduit par la médecine, qu'il a étudiée à l'Université McGill, à Montréal, puis a enseigné la pédiatrie à cette même université de 1950 à 1970, de même que la sociologie et l'économie de la médecine.

Il a été gouverneur de l'ancienne Corporation professionnelle des médecins du Québec, puis son vice-président. Il a aussi siégé au sein de comités de l'Association médicale canadienne et de l'Association médicale du Québec.

Engagé ensuite en politique, il a siégé pas moins de 14 ans à l'Assemblée nationale du Québec.

Il a été élu pour la première fois en 1966 sous la bannière du Parti libéral du Québec afin de représenter la circonscription de D'Arcy McGee. Il a été réélu en 1970, puis a été nommé ministre de l'Environnement, le premier titulaire de ce nouveau ministère. Il y a fait adopter la Loi sur la qualité de l'environnement.

«Il y avait un vide à combler. J'ai porté ce vide à l'attention de monsieur Robert Bourassa et il a réagi positivement. En décembre de cette même année, il créait le ministère de l'Environnement», racontait en décembre 2010 M. Goldbloom au site Internet Rue Frontenac, qui soulignait les 40 ans du ministère.

Ensuite il a dirigé le ministère des Affaires municipales. Il a été le premier membre de la communauté juive à siéger au conseil des ministres.

Il a été élu une troisième fois en 1973. En 1976, il est devenu responsable de la Régie des installations olympiques. Puis il a été élu une quatrième fois en 1976, malgré la forte vague du Parti Québécois portée par René Lévesque.

Il a démissionné en octobre 1979.

HaM. Goldbloom a aussi servi au sein de la haute administration publique, ayant notamment présidé le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE). Il a également travaillé comme Commissaire aux langues officielles de 1991 à 1999. Il a aussi présidé le conseil d'administration de la Régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre. Il a également été directeur général du Fonds de la recherche en santé du Québec.

Engagement social

Ses habiletés politiques et de communications l'ont amené à oeuvrer au sein de fondations comme la Fondation Jules et Paul-Émile Léger, de même que la Fondation Jean Lesage.

Il a également servi sa communauté comme président depuis 2007 de la section québécoise du Congrès juif du Canada, prenant notamment position sur la question des accommodements raisonnables, lors de la Commission Bouchard-Taylor. En 1980, il avait été directeur général du Conseil canadien des chrétiens et des juifs.

Parmi les honneurs qu'il a recueillis au cours de sa carrière, il a été reçu Officier de l'Ordre du Canada en 1983, Officier de l'Ordre national du Québec en 1991. Il a également reçu des doctorats honorifiques et un prix du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada.

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