«Je veux vraiment avoir de l'aide»

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«Je m'excuse et je demande pardon. Je veux vraiment avoir de l'aide», a dit Patrice Désormiers à la cour.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Patrice Désormiers sait qu'il a besoin d'aide. Il l'a répété à de nombreuses reprises au tribunal, mardi.

«Chaque fois que j'entends les événements que j'ai faits, j'ai honte, a déclaré le Granbyen de 32 ans. Je m'excuse et je demande pardon. Je veux vraiment avoir de l'aide.»

Quelle qu'elle soit, cette aide sera précédée d'une peine de prison. Le prestataire de l'aide sociale a plaidé coupable, en juin dernier, à six accusations de contacts sexuels et d'incitations à des contacts sexuels sur des mineurs, des gestes commis à Farnham entre 2010 et 2014.

Les parties ont débattu mardi de la sentence à lui imposer. Pour la Couronne, Me Geneviève Crépeau a rappelé que la plus jeune des victimes avait trois ans au début des crimes, et la plus âgée, sept. Il s'agit d'une fillette et de deux garçons.

Infractions

Chaque fois, le même modus operandi. Contre la promesse de bonbons, d'argent ou encore d'un animal de compagnie, il se masturbait sur les enfants. À deux d'entre eux, il a aussi fait des fellations. Le nombre d'infractions n'a pas été quantifié.

«Ça revenait à toutes les occasions où c'était possible», a dit Me Crépeau, précisant que les conséquences sur les victimes sont indéniables. Cauchemars, anxiété, manque de confiance en soi: l'une d'elles a aussi vécu une difficile phase de culpabilité. À 10 ans, elle évoque la mort. Tous doivent consulter des spécialistes.

«C'est un crime particulièrement odieux», a souligné Me Crépeau. «Ses plus longues relations amoureuses, ou presque, ont été avec ces enfants-là (...), qui donnent un amour inconditionnel.» La Couronne a suggéré de cinq à six ans de prison avec suivi thérapeutique, l'accusé ayant, jusqu'à maintenant, fait peu d'efforts en ce sens.

Moyens

La défense a répliqué que son client était limité dans ses démarches puisqu'il a peu de moyens et a égaré ses papiers d'identité. «Il a fait les démarches qu'il avait à sa portée», a dit Me Danielle Dontigny, de l'aide juridique.

L'accusé a aussi été abusé dans sa jeunesse, a rappelé l'avocate. «Ce n'est pas une excuse, mais il l'a vécu.» Son client consommait au moment des infractions et «il n'y a pas eu de pénétration». «Aujourd'hui, il a admis les faits, et il a des regrets», a dit Me Dontigny, qui propose trois ans de prison.

«Tout ce que je veux, c'est que la poussière retombe à un moment donné, a dit l'accusé. «C'est pas facile à dire que je suis un pédophile. On a honte. Je veux me remettre dans le droit chemin.»

Il compte s'installer à Sherbrooke à sa sortie de prison. La juge Hélène Fabi doit rendre sa sentence en mars.

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