• La Voix de l'Est > 
  • Actualités 
  • > Possible abolition des quotas pour le sirop d'érable: «Une très bonne nouvelle», selon Alain... 

Possible abolition des quotas pour le sirop d'érable: «Une très bonne nouvelle», selon Alain Brunelle

Le président de l'érablière Brunelle à Bromont, Alain... (photo Julie Catudal)

Agrandir

Le président de l'érablière Brunelle à Bromont, Alain Brunelle, devant certains prix que l'entreprise a remportés.

photo Julie Catudal

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Jérôme Roy
La Voix de l'Est

Alain Brunelle n'hésite pas une seconde: l'abolition des quotas dans l'industrie de l'érable serait extrêmement salutaire. Le président de l'érablière Brunelle, située à Bromont, reçoit très positivement le rapport de Florent Gagné.

Le document, commandé par Québec et rendu public jeudi dernier, qualifie de «menottes» les façons de procéder de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ). Alain Brunelle va dans le même sens: il juge que les quotas nuisent à la production et prétend que son entreprise, qui vend directement à l'érablière ou à des commerces, est perdante dans le système actuel de mise en marché.

«C'est sûr que le système nous limite au Québec et nous limite, nous [notre entreprise], clame-t-il. [...] Des menottes, c'est peut-être un peu gros [comme image], mais on est limités».

Au nom de la qualité

L'érablière qu'il préside a été primée à quelques reprises pour son sirop et Alain Brunelle croit fermement que seule la qualité peut assurer le succès du Québec sur la scène internationale. Le rapport Gagné souligne que la province a perdu 10% des parts de marché mondial depuis 10 ans. Selon M. Brunelle, la stratégie actuelle est contre-productive.

«L'UPA vise plus la production de masse, pas la qualité. Mais là, ils génèrent des surplus et on perd des parts de marché», dénonce-t-il.

Alain Brunelle en a notamment contre la vente de sirop en barils, qui aurait «tué le marché en France». Pour que la province puisse se démarquer et faire des gains sur l'échiquier mondial des produits de l'érable, le président d'entreprise acéricole a une vision tout autre.

«La Fédération peut y trouver son compte, avec la qualité, la disparité des régions, les appellations d'origine contrôlée», énumère M. Brunelle.

Il compare le sirop d'érable au vin et croit qu'en matière de mise en marché, les acériculteurs québécois devraient s'en inspirer - surtout à l'heure de l'ouverture des frontières et du gain de compétitivité de nos voisins.

La goutte de trop?

L'an dernier, la récolte de sirop d'érable a fait couler beaucoup d'encre alors que certains producteurs ne respectant pas le mode de mise en marché de la Fédération avaient été la cible de saisies spectaculaires.

Alain Brunelle ne peut dire si cette histoire très médiatisée aura été la goutte de trop qui a mené au rapport Gagné, mais observe tout de même des tensions dans l'industrie.

«À travers les années, la relation entre l'UPA [NDLR<saxo:ch value="226 128 137"/>: qui chapeaute la FPAQ] et les producteurs qui ne vendent pas à l'UPA n'est pas très bonne.»

Et il réfute la théorie selon laquelle la solidarité syndicale des acériculteurs, à la base du système et des quotas, a permis la hausse du prix du sirop.

«Je ne suis pas sûr que c'est la solidarité qui a fait monter le prix des produits. C'est la demande. Si on regarde aux États-Unis et en Ontario, c'est ce qui se produit. C'est l'offre et la demande qui déterminent le prix, pas le contrôle!», tranche M. Brunelle.

Quoi qu'il en soit, l'érablière Brunelle poursuit sa production, même s'il n'a pas profité de la première coulée. Les 25 000 érables que compte l'entreprise doivent être entaillés cette semaine.

Réponse de la Fédération au rapport Gagné mardi

C'est mardi, à 11 h 30, que réagira la Fédération. Le président de l'UPA, Marcel Groleau, et le président de la FPAQ, Serge Beaulieu, feront alors part de leur position. Et le débat est loin d'être terminé, si on en croit le site Internet de la FPAQ. On peut y lire: «Rapport Gagné: les producteurs acéricoles disent non à cette dérive irresponsable!»

Joint par La Voix de l'Est à la fin de la semaine dernière, le président du Syndicat des producteurs acéricoles de la région Saint-Hyacinthe, David Hall, préfère quant à lui attendre à mercredi avant de faire connaître sa position sur la question.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer