Dix millions $ pour des condos haut de gamme à Bromont

L'aventure de Julie Boisvert et de Danny Martineau... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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L'aventure de Julie Boisvert et de Danny Martineau se poursuit maintenant avec trois nouveaux immeubles, comptant huit condos et deux penthouses chacun, qui auront pignon sur la rue Charpentier.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Bromont) C'est un peu par hasard que Julie Boisvert et Danny Martineau ont tenté le coup dans l'immobilier. Ce virage semble toutefois bien leur réussir puisqu'en l'espace de trois ans et demi, le couple de Bromont aura investi plus de 10 millions de dollars pour construire des condos haut de gamme dans le secteur du golf du Vieux-Village.

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En 2014, le duo a fait bâtir un premier quadruplex, «pour se faire la main».

tirée du site Vialoka

«Notre équipe de gestion nous avait conseillé de diversifier nos actifs en prévision du chaos boursier, raconte Danny Martineau. On n'avait pas rêvé de faire ça, c'est un concours de circonstances. Je cherchais où investir, et l'occasion s'est présentée.»

En 2014, le duo a fondé Vialoka Gestion Immobilière inc., pour viabilité locative, avant de faire bâtir un premier quadruplex, «pour se faire la main». «C'est beaucoup d'apprentissage, blague l'investisseur. Les coûts vont extrêmement vite, je dois gérer serré avec les fournisseurs. Mais on est bien entourés, on reçoit des bons conseils, alors ça se passe bien.»

Les quatre condos ayant rapidement trouvé preneurs, l'aventure se poursuit maintenant avec trois nouveaux immeubles qui auront pignon sur la rue Charpentier et qui compteront huit condos et deux penthouses chacun.

«Marché de niche»

Construit au coût approximatif de 3,1 millions de dollars chacun, chaque immeuble sera doté d'un ascenseur hydraulique et d'un stationnement intérieur de seize places, en plus de quatre autres espaces à l'extérieur. Le revêtement sera constitué de fibrociment et de pierre.

Les unités seront pour leur part dotées de comptoirs de granit et de quartz et de planchers en bois franc, entre autres.

Les locataires auront aussi accès à un parc central privé de 42 000 pieds carrés, en plus de se trouver à un jet de pierre du Club de golf du Vieux-Village. «On est à deux minutes de marche du départ, c'est un positionnement stratégique», note M. Martineau.

Le couple vise la location. «Le marché s'enligne dans cette direction-là, constate M. Martineau. Huit personnes sur dix nous disent qu'elles préfèrent louer. Les gens préfèrent profiter de leur argent pour voyager, et la revente est de plus en plus difficile.»

Certes, Vialoka vise une clientèle aisée: le loyer mensuel des condos varie de 1675$ à plus de 2000$, incluant tous les frais et l'entretien. «On vise un marché de niche», reconnaît l'investisseur, qui évalue entre 50 et 80 ans la moyenne d'âge de ses locataires potentiels.

«Souvent, ce sont des gens d'affaires, des professionnels, qui ont une maison à l'extérieur de la région et qui veulent une deuxième propriété sans tracas, ou bien ils vendent et viennent s'établir ici tout simplement», poursuit-il.

Travailler avec les gens d'ici

En plus de construire les immeubles tout près de chez eux, Mme Boisvert et M. Martineau tiennent à ce qu'une grande partie de la main-d'oeuvre qui participe au projet soit issue de la région.

Ainsi, on a fait appel à divers entrepreneurs locaux, notamment pour la plomberie, l'électricité et la consultation en architecture. Mme Boisvert étant dessinatrice en bâtiment, elle a elle-même réalisé les esquisses des plans des édifices.

Le choix de matériaux s'est aussi arrêté sur les ressources québécoises. «Chaque fois que c'était possible, on préférait travailler avec des gens d'ici», explique M. Martineau.

En plus de travailler étroitement avec le service de l'urbanisme de la municipalité, le couple a exprimé une certaine sensibilité par rapport au voisinage de ses immeubles. «Beaucoup de promoteurs qui se plantent ne tiennent pas compte de l'opinion et des valeurs des gens autour, et leur arrivée était [mal perçue], allègue l'homme d'affaires. On a suivi notre instinct, notre intuition: on a rencontré les gens qui habitaient tout près pour savoir ce qui pourrait marcher comme projet, et ça concordait avec ce qu'on voulait faire. On trouvait ça important d'établir une bonne communication et d'être transparents avec eux.»

La livraison des unités locatives est prévue pour le début de l'été, mais déjà, Danny Martineau songe à la suite des choses, le tout en continuité avec sa philosophie.

«Tout est encore à l'état de projet, mais j'aurais envie d'investir dans les start-ups de la région, dit-il, songeur. Il y a quelque chose qui me pousse à investir localement, et j'ai l'impression qu'il y a beaucoup de talent qui dort en ce moment.»

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