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Aide aux élèves détournée? : le syndicat des enseignants dénonce l'utilisation d'un fonds pour aider la direction

L'utilisation de la Stratégie d'intervention agir autrement fait... (photo Alain Dion)

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L'utilisation de la Stratégie d'intervention agir autrement fait sourciller à l'école de l'Orée-des-Cantons, à Waterloo.

photo Alain Dion

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) «C'est certainement pas les élèves qui sont gagnants», affirme le délégué syndical Martin Laboissonnière.

Responsable des enseignants du préscolaire et du primaire, le délégué syndical Martin Laboissonnière condamne l'utilisation de montants alloués en vertu de la Stratégie d'intervention agir autrement (SIAA) à l'école de l'Orée-des-Cantons, à Waterloo.

Une partie des 42 743$ versés à l'établissement primaire sert à libérer une enseignante, à temps partiel, pour de l'aide à la direction. Or, ce fonds est destiné à de l'aide directe aux élèves, soutient le SEHY.

«Ce n'est certainement pas les élèves qui sont gagnants, dénonce M. Laboissonnière, qui en a fait part à l'assemblée des commissaires. Ils ont des besoins, les enseignants là-bas ont fait des demandes de services pour les élèves qui ne sont pas comblées. Ils manquent cruellement de ressources.»

Les fonctions remplies par l'enseignante «servent simplement à alléger la tâche des directions en poste», dénonce le délégué syndical, qui reproche aussi à la direction de l'établissement de ne pas avoir consulté l'équipe-école avant de prendre cette décision.

Structures

La commission scolaire fait une lecture très différente de la situation. Rien dans la définition de la SIAA ne stipule qu'elle doit être utilisée pour de l'aide directe aux élèves, affirme Éric Racine, directeur général par intérim de Val-des-Cerfs.

«Ce n'est pas pour mettre des employés supplémentaires sur le payroll», dit M. Racine. Les sommes sont investies «pour mettre en place des structures pour développer des nouvelles façons de faire». À l'Orée-des-Cantons, l'enseignante libérée oeuvre aux plans d'intervention, sur le code de vie, les fiches de comportement et les rencontres avec les élèves et les parents.

«Une fois que ces façons de faire ont été appliquées, ça devient des services aux élèves», dit M. Racine. Puisque les montants alloués fluctuent avec les années, les structures mises en place peuvent servir à long terme.

«Si on embauche une TES [NDLR<saxo:ch value="226 128 137"/>: technicienne en éducation spécialisée] à 50 000$ et que l'aide est retirée l'année suivante, qu'est-ce qui reste?», demande le directeur général par intérim. Il ajoute que le reste de la SIAA a d'ailleurs été utilisé pour bonifier les heures de deux TES à cette école.

Fusion

Éric Racine nie aussi que l'équipe-école n'ait pas été consultée sur l'utilisation de ce fonds. «Ce n'est pas l'info que j'ai, dit-il. Peut-être y a-t-il eu une mauvaise représentation depuis la fusion des deux pavillons.» L'Orée-des-Cantons est née de l'union institutionnelle, en 2014, de l'école Saint-Bernardin et sa voisine, Notre-Dame.

Deux autres écoles de Val-des-Cerfs (L'Assomption et Wilfrid-Léger) utilisent la SIAA de la même façon et cette pratique a cours à Saint-Bernardin et Notre-Dame depuis 2009, précise M. Racine.

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