Pierre Breton veut être à l'écoute

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Entouré d'une vingtaine d'invités et de son équipe, Pierre Breton a inauguré jeudi son bureau de circonscription à Granby.

Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est

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Jérôme Roy
La Voix de l'Est

(Granby) Le député de Shefford Pierre Breton a officiellement ouvert son bureau de circonscription jeudi à Granby, précisément 100 jours après son élection. Entouré d'une vingtaine d'invités, il a prononcé un discours au cours duquel il a notamment présenté son équipe composée de Serges Ruel, Étienne Couture et Monique Forgues.

De nombreux élus municipaux étaient sur place pour l'occasion et leur présence ne tenait pas du hasard. Le député libéral a pris deux engagements les concernant: il se déplacera au moins une journée par mois dans les hôtels de ville de Valcourt, Saint-Césaire et Waterloo pour y rencontrer les citoyens et réunira au moins deux fois par année les maires par MRC dans le cadre de rencontres informelles d'échange.

«Je suis extrêmement heureux de pouvoir, si on veut, couper un ruban. C'est significatif pour moi de pouvoir travailler main dans la main, avec 20 maires, 20 conseils municipaux, se réjouit M. Breton. [...] On est tous élus par les mêmes électeurs. [...] Donc c'est important de travailler ensemble, dans l'intérêt des citoyens».

M. Breton, qui était auparavant conseiller municipal à Granby, dit avoir reçu un bel accueil de la part des élus municipaux. «C'est juste positif de savoir que je vais être là, qu'on va travailler ensemble et que je veux être leur porte-parole à Ottawa», a-t-il répondu lorsqu'on lui a posé la question sur ce sujet.

Dans le même ordre d'idée, Pierre Breton avait également invité des élus provinciaux de sa circonscription à l'événement et assure avoir une bonne collaboration avec eux également.

Positif dans la transition

Le nouveau député deShefford se dit heureux d'être enfin installé dans ses locaux flambants neufs. Il assure que c'est le propriétaire qui a payé la note, puisqu'il n'est que locataire.

Par ailleurs, Pierre Breton raconte avoir hérité du mobilier de l'ancien député, le néodémocrate Réjean Genest, mais pas ses dossiers. M. Breton refuse cependant de faire des vagues avec cette pratique répandue en politique, arguant qu'il préfère, de toute façon, entreprendre son mandat avec ses propres bases.

Le député libéral de Shefford Pierre Breton était... (Marie-Ève Martel, La Voix de l'Est) - image 2.0

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Le député libéral de Shefford Pierre Breton était de passage à la Ferme Mailloux, jeudi matin, à Granby. 

Marie-Ève Martel, La Voix de l'Est

Gestion de l'offre: à la rencontre des producteurs agricoles

De passage jeudi matin à la Ferme Mailloux, à Granby, le député libéral de Shefford, Pierre Breton, a tendu une oreille attentive aux producteurs agricoles de la région, qui exigent entre autres une intervention du gouvernement dans l'importation du lait diafiltré.

Rappelons qu'il s'agit d'un produit laitier cinq fois plus concentré en protéines que le lait entier qui est surtout utilisé pour faire du fromage ou du yogourt.

Comme il se vend beaucoup moins cher que le lait régulier, plusieurs producteurs de lait affirmaient cet automne avoir constaté une baisse de leurs revenus. L'Union des producteurs agricoles (UPA) chiffrait les pertes causées par ces importations à 200 millions de dollars en 2014.

De son côté, le ministre de l'Agriculture québécois et député de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis, estimait en octobre dernier à 1000$ par semaine la perte d'une ferme moyenne de60 vaches en lactation.

«Pour les producteurs, l'entrée du lait diafiltré au Canada est une préoccupation qui fait en sorte qu'ils produisent autant de lait, mais qu'ils en vendent beaucoup moins, reconnaît M. Breton, récemment nommé sur le comité fédéral permanent de l'agriculture et de l'agroalimentaire. Je les comprends, c'est frustrant ce dossier-là. (...) Ça exerce une pression à la baisse sur les tarifs et ça prend de l'ampleur. Ce sont la viabilité des fermes et les emplois qui sont en jeu.»

Si le gouvernement est ouvert à étudier toutes les pistes de solution, il est probable que la clé se trouve dans un changement des mesures plutôt que dans la révision de l'importation, qui impliquerait un long dialogue avec les États-Unis, a-t-on laissé entendre.

«Pour l'instant, tout porte à croire que ça risque de passer par un resserrement des normes de fabrication du fromage plutôt que par un resserrement aux douanes», illustre l'élu. Ottawa pourrait, par exemple, obliger les fabricants de fromage à n'utiliser que du lait canadien.

«On est un nouveau gouvernement, mais on veut bien faire nos devoirs, ajoute M. Breton. On va écouter les experts, les transformateurs, les producteurs, et on va prendre une décision dans l'intérêt de tous, y compris les consommateurs

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