Équilibre budgétaire: Trudeau pourrait manquer à sa promesse

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Justin Trudeau admet que l'économie canadienne continue de suivre une trajectoire «difficile» et envisage de mettre de côté sa promesse d'arriver à un budget équilibré avant la fin de son mandat actuel.

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Fannie Olivier
La Presse Canadienne
Ottawa

Justin Trudeau admet que l'économie canadienne continue de suivre une trajectoire «difficile» et envisage de mettre de côté sa promesse d'arriver à un budget équilibré avant la fin de son mandat actuel.

En point de presse jeudi avec le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, le premier ministre a concédé que l'économie faisait face à des défis en termes de croissance et d'emplois.

«Nous avons vu, avec la chute des prix du pétrole, qu'il y a une trajectoire qui continue de paraître difficile pour le Canada», a-t-il souligné.

Dans une entrevue publiée jeudi dans La Presse, M. Trudeau a indiqué qu'il allait être ardu pour Ottawa de revenir à l'équilibre budgétaire d'ici quatre ans, une promesse qu'il avait faite en campagne électorale. Il y a seulement deux mois, le premier ministre avait dit que cette promesse de retour à l'encre noire était coulée dans le béton.

Il a aussi convenu, lors de cet entretien, qu'en raison de l'économie qui s'affaiblit, le budget 2016-2017 du gouvernement libéral va révéler un déficit plus important que celui prévu de 10 milliards $. «Oui, on va dépasser les 10 milliards $. De combien? On est en train d'examiner cela», a-t-il signalé lors de cette table éditoriale.

Aux côtés de M. Ban, il n'a pas réitéré qu'il envisageait des déficits au-delà d'un premier mandat, mais a affirmé que son gouvernement s'affairait à faire changer la direction de l'économie du pays.

«Nous continuons de reconnaître que l'économie canadienne fait face à de réels défis en termes de croissance, en termes d'emplois pour la classe moyenne, pour ceux qui tentent de la rejoindre, a-t-il noté. C'est pourquoi nous mettons de l'avant un plan ambitieux pour investir dans nos communautés, baisser les impôts de la classe moyenne et mettre plus d'argent dans les poches de ceux qui en ont besoin, avec l'allocation canadienne aux enfants, par exemple.»

L'opposition critique

Les conservateurs n'ont pas perdu de temps à dénoncer ce que leur chef intérimaire, Rona Ambrose, a qualifié de «problème de dépenses» des libéraux.

«Au cours des 100 premiers jours de son mandat, Justin Trudeau a manqué à sa promesse de dépenser l'argent des contribuables de façon responsable. Après avoir hérité d'un surplus, Justin Trudeau promet de nouveaux déficits massifs qui ne sont que le résultat des dépenses hors de contrôle des libéraux», a-t-elle écrit dans un communiqué.

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) a lui aussi fustigé le bilan de 100 jours des libéraux, en plaidant en faveur d'une hausse d'impôts pour les grandes entreprises.

«Alors que les finances publiques sont mises à mal, les libéraux refusent d'annuler les réductions d'impôt radicales des conservateurs aux grandes entreprises. Les grandes entreprises n'auront toujours pas besoin de payer leur juste part sous Justin Trudeau», peut-on lire dans un communiqué de la formation de Thomas Mulcair.

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