Des jeux d'eau pour les bambins à l'été?

Le projet pourrait nécessiter un investissement évalué entre... (photo Janick Marois)

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Le projet pourrait nécessiter un investissement évalué entre 500 000 $ et un million $ dans les installations aquatiques, dit le grand patron de Bromont, montagne d'expériences, Charles Désourdy.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Bromont) Le parc aquatique de Bromont pourrait s'enrichir de jeux d'eau pour les bambins à l'été. Mais ce projet est tributaire des résultats de la saison hivernale, a confirmé mercredi le président de Bromont, montagne d'expériences, Charles Désourdy.

«C'est 100 % interrelié», a laissé tomber M. Désourdy.

Le projet, qui pourrait nécessiter un investissement évalué entre 500 000 $ et un million $ dans les installations aquatiques, est néanmoins à l'étude, dit le grand patron de la montagne. L'objectif: doter l'endroit d'une importante zone de jeux d'eau pour la jeune clientèle âgée de deux à cinq ans. «C'est ce qu'on se fait demander le plus. Pour les cinq ans et plus, on a tout ce qu'il faut pour les agrémenter avec la piscine à vagues et le raft», relève Charles Désourdy.

Selon lui, la décision d'aller de l'avant ou non avec l'aménagement des jeux d'eau, près de l'Île au trésor, sera prise vers la fin du mois de mars. À ce moment, il sera plus facile pour la direction de dresser un bilan financier de la saison hivernale, souligne M. Désourdy. «Il reste trois grosses semaines, avec la relâche scolaire. La prévente des abonnements de saison pour l'an prochain va aussi débuter le 27 février. Ça va être un très bon indicateur sur où on s'en va l'année prochaine», note le président de Bromont, montagne d'expériences.

pire saison en 10 ans

À ce jour, le bilan des activités de la station durant la saison froide est plutôt décevant, dit Charles Désourdy. «Si on donne une note aux saisons, disons que l'année passée, c'était 6/10, un peu au-dessus de la moyenne. Cette année, ça va être une année où ça va être entre 1 et 3 sur 10. Ça va dépendre de ce qu'il se passe durant le prochain mois. C'est la pire année en 10 ans», lance-t-il.

Selon M. Désourdy, la vente d'abonnements de saison est en recul cette année, car elle est liée à la météo de décembre. Et la neige a tardé à débouler du ciel au début de l'hiver. Les ventes à la billetterie sont, elles, tributaires de la météo au quotidien. «Ça aussi, ça ne va pas bien. Quand on additionne les deux, ça ne fait pas un grand cru...», laisse tomber le dirigeant d'entreprise.

L'incendie qui a récemment endommagé un télésiège du versant du Lac a affecté dans une moindre mesure l'achalandage, selon lui. Des ajustements ont été effectués pour réviser l'offre de ski de soirée. Le versant des Cantons est, par exemple, ouvert pour pallier la perte momentanée, en soirée, du versant du Lac. Si tout se déroule comme prévu, l'offre sera toutefois révisée à la hausse à compter de la semaine prochaine, dit Charles Désourdy.

Conflit avec le Zoo: les discussions se poursuivent

Les dirigeants de Bromont, montagne d'expériences et du Zoo de Granby tentent toujours de trouver un terrain d'entente à la suite de l'imbroglio créé l'automne dernier par l'annonce d'un investissement de trois millions $ pour l'aménagement de glissades d'eau à Amazoo. Dans la foulée de cette annonce, le président du parc aquatique de Bromont, Charles Désourdy, avait dénoncé le projet, affirmant qu'il va à l'encontre d'une entente signée en 2002 à la suite d'un conflit qui avait opposé les deux entreprises. Cette entente prévoyait que le Zoo de Granby, s'il recevait à l'époque des subventions dans le cadre de son projet de modernisation, s'engageait «à ne pas se diversifier dans les équipements aquatiques gravitaires». Or, l'entente s'applique toujours, estime M. Désourdy. Depuis l'automne dernier, Charles Désourdy et Paul Gosselin, directeur général du Zoo, affirment ainsi avoir eu de nombreuses discussions pour trouver une solution gagnante pour les deux parties. «On ne veut pas que ce soit les avocats qui soient gagnants. On veut travailler ensemble dans le futur sur plein de choses. Ce n'est pas le temps de se garrocher des tomates», commente M. Désourdy. Paul Gosselin affirme pour sa part qu'il importe d'abord d'éclaircir l'interprétation de l'entente signée en 2002. La volonté de collaborer est cependant bien présente de part et d'autre, dit-il. Chose certaine, il n'est plus question de reculer pour les glissades d'eau, un investissement financé à même les surplus du Zoo. «Le projet est sur les rails et ça avance bien», ajoute M. Gosselin. Marie-France Létourneau

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