Rapport d'étape: le NPD n'a pas incarné le changement

Le chef néo-démocrate Thomas Mulcair n'a jamais voulu... (Archives La Presse)

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Le chef néo-démocrate Thomas Mulcair n'a jamais voulu concéder que la promesse d'un budget équilibré avait été une erreur lorsqu'il a été questionné, mardi, sur le problème de la campagne.

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Kristy Kirkup
La Presse Canadienne
Ottawa

Le groupe de travail mis sur pied pour poser un diagnostic quant aux résultats décevants du NPD, lors de la dernière élection fédérale, conclut que le parti n'a pas su livrer un message fort pour capter l'attention des électeurs avides de changement.

Il s'agit toutefois d'un rapport d'étape, puisque la version complète est attendue au mois de mars.

Le groupe de travail auteur du rapport est dirigé par la présidente du Nouveau parti démocratique, Rebecca Blaikie.

D'après les témoignages relatés dans le rapport, le NPD était perçu comme une option prudente de changement par les électeurs, alors que ceux-ci étaient plutôt prêts pour un changement draconien après les règnes conservateurs successifs.

Le groupe de travail s'est aussi fait dire que la volonté réitérée du NPD de présenter un budget équilibré lui a nui, parce que cela a permis au Parti libéral du Canada de se distinguer davantage du Parti conservateur en s'engageant, de son côté, à permettre des déficits pendant un certain nombre d'années. Cela a aussi eu pour effet de faire ombrage au programme économique du NPD dans son ensemble.

Le chef néo-démocrate Thomas Mulcair n'a jamais voulu concéder que la promesse d'un budget équilibré avait été une erreur lorsqu'il a été questionné, mardi, sur le problème de la campagne.

«Regardons cela d'un autre oeil, a dit M. Mulcair à l'émission Power Play sur CTV News Channel. Si le NPD avait débuté la campagne en disant: »vous savez, nous avons cette idée, nous allons avoir des déficits consécutifs de dizaines de milliards de dollars«, je ne sais pas si ça se serait répandu comme une trainée de poudre chez les électeurs.»

«Ce n'est pas tellement le fait que nous avons décidé de dire que nous aurions des budgets équilibrés, nous avons aussi dit: "il y a des revenus manquants au gouvernement et ce sont les revenus provenant des impôts des sociétés"», a ajouté M. Mulcair.

Le parti souhaite que ce brassage d'idées et cette autopsie de la défaite de la plus longue campagne électorale de l'histoire moderne - auxquels sont conviés des membres, des partisans, des organisateurs, du personnel, des candidats battus aux élections et des élus - puissent permettre de panser les plaies et de se tourner vers l'avenir.

La réflexion nécessite des regards non biaisés sur ce qui s'est passé, a spécifié Mme Blaikie.

Rebecca Blaikie et huit autres membres du groupe de travail, incluant l'ancien député parlementaire Paul Dewar, ont entendu des critiques leur indiquant que la plateforme du NPD avait reçu de bons commentaires, mais qu'elle n'avait pas réussi à démontrer concrètement comment elle allait venir en aide à la population.

D'autres remarques soulignaient que le dévoilement de la plateforme était survenu tardivement durant la campagne électorale.

Facteurs supplémentaires

Des facteurs supplémentaires ont été évoqués par des partisans lors de discussions postélectorales, incluant les campagnes de vote stratégique, la couverture médiatique et la longueur de la campagne.

Mme Blaikie et le comité doivent déposer un rapport final avant le congrès du parti prévu en avril à Edmonton.

C'est d'ailleurs à ce moment que le chef néo-démocrate Thomas Mulcair saura s'il a assez d'appuis pour demeurer à la tête du parti.

M. Mulcair avait déjà signalé qu'il planifiait rester chef tant qu'il serait convaincu que le NPD peut former un gouvernement et concrétiser ses idées.

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