Production de cidre de glace: un hiver difficile

Production de cidre de glace au vignoble Val... (photo Catherine Trudeau, archives La Voix de l'Est)

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Production de cidre de glace au vignoble Val Caudalies, à Dunham, l'an dernier.

photo Catherine Trudeau, archives La Voix de l'Est

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La Voix de l'Est

L'hiver n'est pas favorable à la production de cidre de glace cette année.

«Oui, la température a un fort impact», reconnaît Guillaume Leroux, propriétaire du vignoble Val Caudalies, à Dunham. «J'avoue que dans le temps des Fêtes, on surveillait la situation», explique celui qui a décidé de mettre «trop tôt» son jus de pomme dans les réservoirs à l'extérieur pour la cryoconcentration, une des deux méthodes permettant de produire du cidre de glace. Le producteur attend habituellement le 10 ou le 15 janvier, mais sa décision audacieuse de procéder en décembre, ce qui l'exposait à la fermentation, lui aura finalement permis de profiter de la semaine de froid du début du mois de janvier. M. Leroux affirme que certains collègues, qui n'ont pas été aussi rapides que lui, attendent toujours la glace.

De plus, il lui faudrait encore une autre période de temps froid pour arriver à produire un cidre de glace conforme. «À ce moment-ci, mon jus n'est pas assez sucré», indique M. Leroux. Il prévoit donc produire plus de cidre liquoreux - élaboré de la même façon, mais deux fois moins sucré - et espère pouvoir se reprendre l'an prochain pour le cidre de glace.

Pour ceux qui produisent du cidre de glace à partir de pommes laissées sur les arbres jusqu'à la saison froide, le doux hiver a été sans pitié.

«Ç'a été très difficile: les pommes sont tombées à terre et ne peuvent être utilisées», se désole Rémi Fillion, responsable des champs et copropriétaire d'Union libre cidre et vin, également à Dunham.

Des risques pour les arbres

Sans être alarmiste, M. Fillion appréhende les parasites, les champignons et les virus, qui pourraient bénéficier de la clémence de l'hiver pour nuire aux pommiers. Il craint également que la douceur de la saison n'enclenche le débourrementhâtif des arbres, ce qui les rendrait plus vulnérables aux gels printaniers.

Pour sa part, Guillaume Leroux espère que le froid ne sera pas trop extrême, puisque les racines - exposées en raison des faibles accumulations de neige et du sol qui est gorgé d'eau - en souffriraient grandement.

Par contre, il croit que la météo actuelle pourrait permettre des récoltes record plus tard en 2016 si les gels printaniers sont évités. Quant à lui, Rémi Fillion croit qu'il y aura moins d'arbres morts au printemps et ajoute que le travail est plus facile cet hiver, un peu comme chez les acériculteurs.

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