Wagons de produits pétroliers à Bromont : des solutions à l'étude

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Le prolongement de la voie de stationnement est envisagé pour éloigner les wagons de produits pétroliers du noyau urbain à Bromont.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) En novembre, La Voix de l'Est révélait que des wagons-citernes remplis de produits pétroliers hautement explosifs sont garés à répétition à Bromont, en plein quartier résidentiel ou près de l'école de la Chantignole. L'aménagement d'une voie de stationnement dans un tronçon éloigné du noyau urbain est envisagé pour remédier à la situation.

«Est-ce qu'on a retenu des leçons de ce qui s'est passé à Lac-Mégantic? Il semble que non quand je vois des wagons de pétrole sur une voie de stationnement à 150 pieds d'une école primaire. On ne peut pas tolérer ça comme citoyen responsable. C'est un non-sens!», avait clamé le Bromontois Pierre Messier, qui avait tiré la sonnette d'alarme.

Les mois ont passé et les wagons de pétrole sont «toujours présents en grand nombre, semaine après semaine» à l'arrière de la rue des Golfeuses, a-t-il indiqué au journal. «C'est très inquiétant pour les gens du coin, a dit le policier à la retraite. Il faut que le dossier bouge. On ne peut pas attendre que le pire arrive avant de faire quelque chose de concret.»

La voie ferrée, qui appartient à la Central Maine & Quebec Railway (CMQ), est de juridiction fédérale. La municipalité de Bromont a néanmoins entamé des pourparlers avec l'entreprise américaine pour tenter de dénouer l'impasse.

«On a récemment eu une rencontre avec des dirigeants de la compagnie ferroviaire et le service de sécurité incendies puis l'urbanisme. On voulait voir sur l'ensemble du territoire si on peut prolonger la voie de stationnement. Il y a une possibilité près des carrières DJL ou dans le parc scientifique. Ça permettrait d'éloigner les wagons de l'école et du secteur résidentiel», a mentionné le directeur général de Bromont, Jean Langevin. Il s'agit toutefois d'un projet de longue haleine, a-t-il ajouté. «En attendant de trouver une solution, [la CMQ] nous a assuré d'une surveillance très étroite des wagons.»

Un allié

Le député de Brome-Missisquoi, Denis Paradis, est du même avis que Bromont concernant la construction de nouvelles zones de stationnement. «Il faut que les convois pleins de pétrole soient mis en milieu sécuritaire. Pas dans un quartier résidentiel ou à côté d'une école. Ça n'a pas d'allure!», a-t-il réitéré en entrevue.

Selon le vétéran politicien, la balle est dans le camp du ministre des Transports. «Je viens de parler à Marc [Garneau] pour qu'il y ait un suivi qui soit fait tout de suite, a-t-il dit. Il m'a répondu que dans la lettre de mandat que le premier ministre lui a donné, la sécurité ferroviaire est une priorité. Alors c'est évident que le dossier des wagons de pétrole en plein quartier résidentiel à Bromont est pris très au sérieux.»

Train de passagers

Outre le dossier des wagons-citernes de produits pétroliers, l'état de la voie ferrée préoccupe également M. Paradis, qui milite en faveur du projet de train de passagers entre Montréal et Bromont. «J'ai engagé un adjoint spécialement pour le dossier de la voie ferrée. Il faut évaluer les coûts et faire les travaux. C'est bien beau une enquête, mais il faut agir. Je travaille très fort pour aller chercher les sommes nécessaires à même les fonds d'infrastructures. Mais c'est évident que ce serait un projet public-privé. »

Le député de Brome-Missisquoi compte travailler de concert avec Pierre Breton, son homologue dans la circonscription de Granby, pour chapeauter le projet de train de passagers. «Le gouvernement libéral a promis de doubler les sommes en infrastructures pour atteindre 120 milliards pour les prochains 10 ans. Il faut se mobiliser dans la région. Le train, ce n'est pas seulement pour Bromont.»

Jeux équestres mondiaux

Boucler le budget d'un événement à grand déploiement comme les Jeux équestres mondiaux, prévus à Bromont en 2018, n'est pas une mince tâche. En juin 2014, Québec a consenti 9 M$ au projet. Le gouvernement Harper a toutefois refusé d'embarquer. Le député de Brome-Missisquoi, Denis Paradis, entend corriger le tir.

«Avec le mondial équestre, le fédéral ne s'est pas engagé du tout. Je pousse pour que ça change. On vise [à octroyer] la même somme que le provincial», a indiqué en entrevue le député libéral. Rappelons que les instances provinciales avaient consenti 8 750 000 $ répartis sur quatre ans.

Pour sa part, Bromont a contribué aux Jeux à hauteur de 2 M$. Du côté du Comité organisateur des Jeux équestres mondiaux (COJEM), on garde le cap avec les chiffres annoncés en novembre au public. On parle d'un budget de fonctionnement de 65 M$. À cela s'ajoute 7 M$ pour «des aménagements sur le terrain». Une somme de 20 M$ est prévue en immobilisations, entre autres pour la construction du manège équestre. Le président du COJEM, Luc Fournier, avait alors arrondi l'enveloppe globale à 100 M$. «On ne sait pas ce qui va arriver», avait-il fait valoir.

Pour le moment, M. Paradis demeure sur le qui-vive. «Je vais tout faire pour aller chercher les sommes requises pour les Jeux, a-t-il soutenu. On est en attente du budget du ministre [des Finances] Bill Morneau. Ça devrait venir au mois de février. Les fonds pourraient provenir du ministère du Patrimoine.»

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