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La campagne de financement de la Fondation du CHG franchit le cap des 8,4 millions de dollars

Pierrette Grenier, présidente du C.A. de la Fondation... (Photo Alain Dion)

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Pierrette Grenier, présidente du C.A. de la Fondation du CHG, Lucie Bégin de RBC Banque Royale et Daniel Pelletier, président du cabinet de campagne.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) Un don majeur de 80 000$

Les bonnes nouvelles se succèdent pour la Fondation du Centre hospitalier de Granby (CHG). L'organisation a annoncé mercredi un don de 80 000$ de RBC Banque Royale. Cette somme sera notamment injectée dans deux projets: le centre Mère-Enfant ainsi qu'un projet-pilote de rééducation en santé mentale destiné aux jeunes de 12 à 16 ans.

La Fondation du CHG a mis la barre haut en fixant à 10 M$ l'objectif de sa campagne de financement quinquennale, amorcée en 2013. Dans un contexte de compressions budgétaires, chaque dollar amassé est une petite victoire en soi, a indiqué en point de presse le président du cabinet de campagne, Daniel Pelletier.

«On a déjà fixé un objectif assez élevé il y a 27 mois. En fait, on travaille à essayer d'amoindrir un peu la décision du gouvernement de [moins] investir dans nos infrastructures.»

En février 2015, soit 15 mois après le lancement de sa vaste collecte de fonds, la Fondation du CHG avait recueilli 7,4 M$. Un an plus tard, ce chiffre vient d'atteindre 8 430 000$ grâce au don de 80 000$ de RBC Banque Royale.

Selon Pierrette Grenier, présidente du conseil d'administration de la Fondation, la saine gestion est au coeur du succès de l'initiative. «On garde toujours le credo de maintenir les dépenses au minimum pour maximiser l'argent qui va à la campagne. Notre leitmotiv est de 80/20. Et pour nous, c'est très important de le respecter.»

Centre Mère-Enfant

L'enveloppe globale des fonds amassés sera répartie dans quatre grands axes: un montant de 3,5 M$ pour mettre en place une nouvelle unité de soins intensifs ainsi que pour le centre Mère-Enfant. Idem pour l'aménagement d'une clinique en soins ambulatoires. Une somme de 2 M$ pour renouveler des équipements en imagerie médicale. Puis 1 M$ pour l'ajout d'autres dispositifs spécialisés et la mise aux normes, a réitéré Mme Grenier.

Mais quels seront les délais pour la réalisation du double dossier du centre Mère-Enfant et de l'unité des soins intensifs du CHG? Le sujet avait été évoqué durant la période de questions, le 17 décembre, alors que les dirigeants du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l'Estrie étaient de passage à Granby, dans le cadre de la séance du conseil d'administration de la nouvelle entité.

«On a eu ce transfert de dossiers. Mais ce ne sont pas des projets qui sont priorisés. Il y a du financement de la Fondation [du CHG] de façon importante, mais ce n'est pas complètement attaché, avait indiqué la présidente-directrice générale du CIUSSS de l'Estrie, Patricia Gauthier. Cependant, on reconnaît la pertinence des projets. Les membres du conseil d'administration ont pris connaissance de la désuétude [du département] des soins intensifs ici. Dès 2016, on devrait être en mesure d'identifier les points saillants du dossier.»

Les propos tenus à ce sujet, mercredi, par le représentant du CIUSSS de l'Estrie, Carol Fillion, étaient plus nuancés. «Il faut revoir l'ensemble des projets de l'établissement et refaire un ordre de priorités. Il y a des projets qu'on connaît moins, comme celui de Mère-Enfant. Il n'y a pas de doute qu'on a besoin de mettre à niveau nos installations. C'est un projet qui devra se développer sur quelques années. Mais ce n'est pas plus lent que ça l'était avant [le CIUSSS]», a fait valoir en entrevue le directeur général adjoint aux programmes sociaux et réadaptation.

Santé mentale

Une partie du don de RBC Banque Royale servira à lancer un projet-pilote de «rééducation des fonctions fondamentales exécutives», communément appelé REFLEX. L'initiative est destinée aux jeunes de 12 à 16 ans ayant, entre autres, des troubles du déficit d'attention avec hyperactivité (TDAH) ou le syndrome Gilles de la Tourette (SGT).

«Il y a beaucoup de jeunes qui n'ont pas accès à des services spécialisés en milieu scolaire. Comme ça cause beaucoup de déficit dans plusieurs sphères de leur vie, on a eu l'idée, il y a deux ans, de travailler en amont avec un projet qui utilise de nouvelles technologies», a mentionné l'orthopédagogue Sabrina Dufour.

«Les services d'orthopédagogie sont beaucoup plus limités au secondaire qu'au primaire. C'est pour cette raison qu'on a ciblé une clientèle adolescente», a ajouté le Dr Yves Bourget, pédopsychiatre à la clinique de pédopsychiatrie de Granby.

Ainsi, environ 20 000$ seront octroyés au programme. Cette somme servira notamment à l'achat de matériel technologique et de mobilier adapté. «On n'arrivera pas avec des crayons, du papier et des chaises. Ça prend des outils et du contenu spécifique pour encadrer une clientèle TDAH ou SGT», a soutenu Mme Dufour.

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