Farnham veut réduire le taux de taxation des commerces

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Depuis 2009, la Ville de Farnham a réduit de 34 ¢ son taux de taxationcommercial. Il est passé de 2,42 $ à 2,08 $ par 100 $ d'évaluation.

Janick Marois, Archives La Voix de l'Est

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La Voix de l'Est

La Ville de Farnham entend continuer à réduire le taux de taxation des commerces sur son territoire. Elle vise à atteindre les mêmes taux que ceux en vigueur à Bromont et à Saint-Jean-sur-Richelieu.

Le taux de taxation des commerces à Farnham s'élève à 2,08 $ par 100 $ d'évaluation alors qu'il est de 1,87 $ à Bromont et de 1,8409 $ (par 100 $ d'évaluation) à Saint-Jean-sur-Richelieu.

Depuis 2009, l'administration farnhamienne a retranché 34 ¢ de son taux de taxation commercial. «Le conseil s'était donné à l'époque comme objectif de le réduire pour être plus compétitif au niveau régional», a expliqué François Giasson, directeur général de la Ville. «La volonté du conseil est de poursuivre dans cette voie», a-t-il dit hier en entrevue.

Le taux de taxation industriel est également dans la mire du conseil, a indiqué M. Giasson. En 2009, il était de 2,46 $ (par 100 $ d'évaluation). Il a depuis été abaissé à 2,185 $. «La Ville veut continuer d'y mettre des efforts», a-t-il indiqué.

Dans notre tableau publié mercredi, nous avons écrit que le taux de taxation résidentiel à Farnham était de 67 ¢ par 100 $ d'évaluation. Il est plutôt de 85 ¢. L'écart entre les taux de taxation résidentiel et commercial est donc de 144,7 % et celui entre les taux de taxation résidentiel et industriel est de 157,1 %.

Dans la région, le plus grand écart entre les taux résidentiel et commercial se trouve à Cowansville. Il est de 160 %.

Du côté industriel, le plus grand écart avec le taux résidentiel est à Bromont. Il se monte à 216 %. Celui de Cowansville est également très élevé, à 192 %.

Exercice compliqué

Joint hier à ce sujet, le maire de Cowansville, Arthur Fauteux, a reconnu que les taux de taxation commercial et industriel de sa municipalité sont très élevés. Le conseil essaie de les diminuer, mais l'exercice est compliqué. «C'est une préoccupation qu'on a, mais ce n'est pas si facile de trouver une solution. Si on réduit les taux, il faut réduire les dépenses. Ce sont des vases communicants», a-t-il illustré.

Les revenus de la Ville de Cowansville proviennent à64,9 % de l'impôt foncier, a-t-il dit. De ce pourcentage, 59,45%sont payés par les propriétaires résidentiels, 32,77 %, par les commerces et 7,64 %, par les industries. Le restant provient des taxes sur les terrains vagues et les terres agricoles. Difficile pour la Ville, poursuit le maire, de trouver des marges de manoeuvre dans ses revenus pour réduire ses taux de taxation.

M. Fauteux pense qu'un écart maximal du double entre les taux de taxation est acceptable. «Il ne faut pas s'éloigner des taux (commercial et industriel) payés chez nos voisins», a-t-il dit.

Comme son homologue de la Ville de Granby, Pascal Bonin, M. Fauteux déplore que le gouvernement québécois empêche les municipalités de diversifier leurs sources de revenus. «C'est sûr que ça nous prend des outils. Il le faut. On peut contrôler nos dépenses, contrôler notre endettement. Mais ça nous prend de nouveaux revenus, sinon on n'y arrivera pas.»

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